wattie

vivre ou survivre?

Mardi 22 février 2011 à 20:18

Je tourne tu tourne et l'on tourne nos étoffes enlacées. Aveugles, l'oeil ouvert sur l'invisible, qu'il fait bon de ressentir nos deux âmes s'élever, paisibles pour un voyage où nos corps n'ont plus pieds où personne ne peut nous blesser. Volons vers la nuit sans fin où le temps perd ses limites où les corps n'ont plus de frontière.
                                                             Tournons

Mardi 22 février 2011 à 20:11

quand ça va pas
qu'il est trop dure de vivre face
je fume la verte
elle me donne la distance
me brouille les fréquences
plus besoin de résistance
je vais flottant dessus les flots
plus de heurt avec les maux
l'anesthésie pour le repos
de mon corps, de mon esprit
je vais flottant dessus les flots

sans mot dire je distance les maux
mais combien le corps va t il tenir?
toute chose exige un prix
un revers du décors dont il faudra partir
partir et revivre en face
jusqu'à trop mal et encore s'enfuir
aller fumer la verte et ainsi
de parenthèses sans fin
va la spirale de l'oubli qui ne viendra pas

Lundi 21 février 2011 à 20:22

Ecrire quand on ne sait plus quoi dire, que tout est sec, vide et vain. on se dit que l'encre coulera mieux demain, qu'il faut attendre la remonté de la vague.
S'isoler et resté connecté, quelle mauvaise blague.
file! le temps prend la vie

Je flippe des intégristes de tout poil; religieux, politiques, culturels ... car on les entends toujours mieux et le manque de caractère des foules fait qu'ils amassent et toi, tu te retrouve seul dans tes pensées.
file! le temps prend la vie.

Le silence est d'or quand les majorités sont violentes.
seul isolée pour tes pensées.
c'est pour te protéger du monde ces portes épaisses et lourdes?
dans le film, il fini par filer

Samedi 19 février 2011 à 14:27


Voici quelques compos réalisées seules (comme Marilyn) ou avec un ami que j'ai pu mettre en ligne elles sont téléchargeables gratuitement les autres ne tiennent pas mais sont écoutables sur le site : http://atelierdeletrange.musicblog.fr



Jeudi 17 février 2011 à 10:47

monter la cadence ordonnent les finances
t'as produits cinquante, demain y en faudra cent
et si tu réussi c'est bien ça fera un salarié à retirer
et bientôt la machine en fera deux mille
toujours plus toujours

travaille le pas cadencé
si tu craque écoute, plonge ton nez dans la C
parait qu'on y passe tous
faut rester dans la course
jusqu'au crash, comme à la bourse

à trop vouloir on quitte la réalité
on dope son coeur comme on dope les marchés
on spécule jusqu'à éclater la bulle
les finances martèlent le pas
et on finit par croire qu'on n'a plus le choix
faut rester dans la course

mais qui c'est qui pousse?
y a des rues qui grondent
d'autres font la ronde
chacun creuse sa tombe
personne ne veut voir
personne ne veut croire
juste courir à l' abattoir
sans se retourner pas même revendiquer

la leçon est apprise c'est la crise
c'est toujours la crise mais jamais de remise
le capital gagne la mise alors pourquoi des questions?
de qui viennent les pardons?

monte la cadence ordonne les finances

toujours plus

plus de pauvres
plus de chômage
plus de dopes
plus de malades
plus de faim
plus de faux saints

plus de fric dans l'entonoir
plus de jeux dans le brouillard

les foules s'activent les rois en vivent
la garde est rapprochée ça va saigner

c'est la danse des cocus

Samedi 12 février 2011 à 11:22

La société routière Eurovia vient a été condamnée en mai 2010 par le tribunal des affaires de sécurité sociale qui a reconnu le lien entre le travail d' épandage du bitume et le cancer d'un de ses ouvriers qui en est mort.

Eurovia comme toutes ces entreprises qui ne respectent pas la vie de leurs salariés (et certainement pas non plus l'environnement et donc l'humanité et toute vie sur cette terre) et pour qui seul doit compter le gain financier nie toujours les faits et repassera devant les tribunaux en appel en mars 2011.

"Les ouvriers de cette profession meurent généralement en fin de carrière peu avant les 65 ans (avec le recule du départ à la retraite ils mourront désormais au travail) de cancers des voies aérodigestives, de la peau, de la vessie et non pas des poumons comme l'affirme le patronat de cette profession qui soutient que les ouvriers meurent à cause du tabac ou de l'alcool.


 
                                                         source: mensuel CGT "Ensemble" de février 2011

Mercredi 9 février 2011 à 20:03

 

Comme s'il suffisait de penser fleur pour voir la vie en rose
de même penser charbon ne nous fait pas fatalement broyer du noir
qui peut dire avoir le savoir vivre?

il y a la vie, il y a les êtres
les vies et les intérieurs multiples de chacun

la peur n'est pas la même pour tous
ni les joies ni les peines
à chacun ses réactions, à chacun ses visions
triste pour l'un, doux pour l'autre

tonifiant pour l'un, irritant pour l'autre
à chacun sa place, à chacun son être
à chacun son vécu, son subtil ressenti 

tant que l'autre respecte autrui
juge qui tu es pas qui est l'autre

à minuit c'est la nuit
le début d'un nouveau jour
 un cycle infini

Mercredi 2 février 2011 à 20:13

J'entends rire au cœur de ces plaines
pourtant j'avance et rien
que des trous des barbelés
des tranchées de chaque côté
à l'horizon se dresse une tour
qui n'est rien d'autre qu'un clocher
où jadis chantait la vie

et j'entends rire dans ces plaines
comme si le ciel voulait parler
pour nous dire stop! arrêter!
disparait des innocents
dans les guerres pas de gagnants
rien ne vaut le prix du sang
 

et j'entends rire dans ces plaines
comme un rappel de la vie
sur la mort que Dieu banni
tout comme il banni les bombes et les martyrs
toutes ces guerres sans nom
aussi je dis menteur est celui qui dit tuer pour le divin
il n'est rien d'autre qu'un serviteur du malin



Jeudi 20 janvier 2011 à 20:02

Un agriculteur de 45 ans en exercice depuis l'âge de 15 ans est mort d'un cancer dû à l'usage de produits chimiques comme les pesticides qu'il répandait dans les champs qu'il cultivait. Ce serait le premier dont sa maladie ait été reconnue comme étant liée aux produits chimiques en question. et donc à sa profession d'agriculteur.

Depuis le début de l'agriculture intensive et de l'utilisation de ces produits chimiques, les principaux syndicats des paysans étouffent le débat sur la dangerosité de leur profession. Va t il enfin y avoir un changement radical de l'utilisation de ces produits qui, ne l'oublions pas finissent dans notre estomac et  contaminent nos sol/rivières/nappes phréatiques et les voisins des champs?

Je retiens, une fois de plus, que certains syndicats se comportent comme des complices du mal.

Vendredi 7 janvier 2011 à 21:21

"... Il n'y a ni mal absolu ni bien absolu, juste de la pureté" (P.Smith)

http://i35.servimg.com/u/f35/12/35/69/37/_1310.gif
Source de l'image

  P
atti Smith, l'amoureuse de Rimbaud, de la poésie cognante de liberté. Sa vie qu'elle nous raconte ici est celle de sa naissance d'artiste femme; une naissance victorieuse de la faim et de la misère nourrie par l'amour, l'amour  tendre et réciproque d'un artiste homme, Robert, que l'on pourrait définir comme étant son négatif tant son art est plus torturé et sexué que le sien et tant il se déployait aisément dans les cercles maniérés de l'époque telle la cour warholienne.

tout son récit se lit comme un roman doux autant que dure, un sucré salé mais où le beau est à la hauteur du pure. Robert et Patti, l'alpha et l'oméga fusionnés que la vie et ses quêtes finissent par séparer sans jamais les éloigner...

"naviguer dans l'atmosphère enfumée et psychédélique ... ne m'avait pas préparée à la révolution qui grondait. Il flottait un sentiment de paranoïa vague et déstabilisant, la ville bruissait de rumeurs secrètes, on entendait des bribes de conversations annonciatrices de révolutions à venir. ... je me débattais dans le réseau dense de la conscience culturelle dont j'avais jusque là ignoré l'existence même"

"J'avais vécu dans un monde de livre ... pour la plupart du 19è siècle. Même si je m'étais préparée à dormir sur des bancs, dans le métro ou dans des cimetières jusqu'à ce que je trouve du boulot, la faim qui me tenaillait constamment me prenait au dépourvu."

"Je vivais dans mon monde, rêvais des morts et de leurs siècles disparus."

".. le dessin qu'il avait fait... Je n'avais jamais vu quoi que ce soit d'approchant. La date m'a frappée également: le jour de la fête de Jeanne d'Arc. Le jour précisément où je m'étais promis de faire quelque chose de ma vie devant sa statue"

"Je commençais à le connaître. Il avait une confiance absolue en son travail et en moi, mais il se préoccupait constamment de notre avenir, comment nous allions survivre... Selon moi, nous étions trop jeunes pour ce genre de soucis. La liberté suffisait à me satisfaire."

"C'était l'uniforme qui l'attirait, exactement comme c'étaient les aubes de l'enfant de choeur qui l'avaient attiré vers l'autel. Mais sa loyauté c'était à l'art qu'il la réservait, pas à l'église ni à la nation."

"Nous vivions de pain rassis et de ragoût en boîte. Nous n'avions pas la télévision, pas le téléphone, pas la radio. Nous avions notre électrophone, toutefois, et nous remontions le bras de sorte qu'un disque choisi passe encore et encore pendant notre sommeil."

"en regardant Jim Morrison, j'ai eu une réaction étrange. ... j'observais le moindre de ses mouvements dans un état d'hyperconscience froide. ... J'ai senti que j'étais capable d'en faire autant. ... J'ai ressenti à son égard à la fois de l'attrait et un certain mépris. Je sentais sa gêne profonde aussi bien que sa suprême assurance. Tel un saint Sébastien de la côte Ouest, il exsudait un mélange de beauté et de mépris de soi, et une douleur mystique. ... J'avais un peu honte de la réaction que leur concert avait déclenchée chez moi."

"Le garçon que j'avais rencontré était timide et avait des difficultés à s'exprimé. Il aimait se faire guider, se faire prendre par la main pour pénétrer sans réserve dans un nouveau monde. Il était masculin protecteur, tout en étant féminin et soumis. Méticuleux dans son habillement et ses manières, il était également capable d'un désordre terrifiant dans son travail. Ses univers étaient solitaires et dangereux, en attente de liberté, d'extase et de délivrance."

"Robert croyait en le loi de l'empathie, en vertu de laquelle il pouvait, par sa volonté, se projeter dans un objet ou une oeuvre d'art, et influencer ainsi le monde extérieur. Il ne se sentait pas racheter par le travail qu'il accomplissait. Il ne cherchait pas la rédemption. Il cherchait à voir ce que les autres ne voyaient pas, la projection de son imagination."

Dans la guerre entre la magie et la religion, la magie est-elle victorieuse en fin de compte? Peut être le prêtre et le magicien étaient-ils autrefois une seule et même personne, mais le prêtre, apprenant son humilité face à Dieu, a abandonné le sortilège au profit de la prière."

"J'aspirais à l'honnêteté,
mais découvrait en moi de la malhonnêteté.
Pourquoi se consacrer à l'art?
Pour se réaliser, ou pour la beauté du geste?"

"Je ne me reconnaissais pas dans les mouvements politiques. Lorsque j'essayais de les rejoindre, je me sentais submergée par une autre forme de bureaucratie. Je me demandais si dans tout ce que je faisais il y avait une chose qui avait un sens."

"J'étais assez indépendante de mes parents. Je les aimais, mais je ne me souciais guère de ce qu'ils pouvaient penser de ma vie avec Robert."

"Des artistes comme Cocteau ou Pasolini, qui confondaient la vie et l'art, il (Robert) les respectait, mais pour lui, le plus intéressant d'entre eux, c'était Andy Warhol, qui rendait compte de la mise en scène humaine dont sa Factory tapissée d'argent était le théâtre. Je ne partageais pas le sentiment de Robert sur la question. Le travail de Warhol reflétait une culture que je voulais éviter. Je détestais la soupe, et la boîte ne m'emballait guère. Ma préférence allait à l'artiste qui transforme son temps plutôt qu'à celui qui se contente de le refléter."

"Je voyais la candidature de Kenedy (Robert) comme une voie par laquelle l'idéalisme pouvait se transformer en action politique significative de sorte que quelque chose puisse s'accomplir afin d'aider vraiment les plus démunis."

" "J'ouvre des portes, je ferme des portes", écrivait il (Robert). Il n'aimait personne. Il aimait tout le monde. Il aimait le sexe, il détestait le sexe. La vie est un mensonge, la vérité est un mensonge. Ses pensées se terminaient sur une blessure en train de guérir. "Je me tiens nu quand je dessine. Dieu me tient la main et nous chantons ensemble." Son manifeste d'artiste"

"Dans mon imagination livresque, l'homosexualité était une malédiction poétique ... je pensais qu'elle allait irrévocablement de pair avec l'affectation et l'extravagance. Je m'enorgueillisais de ne pas porter de jugement, mais j'en avais une conception étroite et provinciale. ... Je ne comprenais pas pleinement leur univers."

"J'ai compris qu'il avait essayé d'abjurer sa nature, de renier ses désirs, afin de nous préserver. ... Il avait été trop timide trop respectueux, il avait trop peur de parler de ces choses, mais on ne pouvait en douter, il m'aimait toujours, et je l'aimais aussi."

"Il avait lui aussi un chemin à suivre et n'aurait d'autre choix  que de m'abandonner en route. Nous avons appris que nous voulions trop. Nous ne pouvions donner qu'en fonction de ce que nous étions et de ce que nous avions. Séparés, nous réalisions avec une clarté plus éclatante encore que nous ne voulions pas être l'un sans l'autre."

"Lui et moi nous étions donnés à d'autres. A trop tergiverser nous avions perdu tout le monde, mais nous nous étions retrouvé. Ce que nous désirions, sans doute, c'était ce que nous avions déjà: un amant et un ami avec qui créer, côte à côte. Etre fidèles, sans cesser d'être libres."

Mercredi 5 janvier 2011 à 20:12

On justifie les inégalités salariales par les diplômes, le travail fourni ou encore les responsabilités voir, comme pour ceux des stars ou de certains sportifs de haut niveau, par la masse vertigineuse d'argent qui s'amasse autour de leur domaine. A ce dernier cas, je répondrai que tout est question de choix politique car n'est il pas possible de plafonner les salaires ou de faire en sorte que cela se fasse de facto par les impôts? D'où mon opposition absolue au choix dernier de n'imposer les grandes fortunes qu'à la limite de 50% de leurs revenus.

Aujourd'hui je viens de lire un chiffre ou plutôt deux: les salaires nets moyens d'un patron de PME et de celui d'un cadre financier; le premier est de 5100 euros alors que le second s'envole à 20 400 euros! Tout un symbole... 

Comment accepter une telle distorsion de salaire? Nul politique excepté à l'extrême gauche ne parle de plafonnement des salaires, les autres au nom de la mondialisation se couchent. Pourtant peut on ici parlé de réciprocité travail/salaire pour justifier une telle inégalité? le patron travaillerait il moins que le cadre en finance? J'en doute. diplôme? Le patron étant son propre employeur ça ne compte pas et de toute façon le diplôme n'a que valeur de moyen de sélection arbitraire car le diplôme ne fait pas le travailleur et les connaissances peuvent s'acquérir sans souffrir de validation d'un diplôme. Reste la masse d'argent amassée par le domaine professionnel; là fatalement on ne peu que reconnaitre que la finance est un des domaine privilégié, l'argent attire l'argent...
 
Cette inégalité représente à mes yeux le reflet du monde où l'on vit où l'argent produit plus d'argent que le travail productif, l'économie réelle face à l'économie virtuelle. au contraire de l'égalité des chances c'est toujours le possédant de l'argent qui fait travailler les autres et s' enrichie à coup d'intérêts et autres agios quand il ne sabote pas le monde réel à coup de spéculations; on est bien loin de la revalorisation du travail que nous scandait la droite. Et la crise n'a rien changer à ce système de malfrat.

Tant que rien ne sera décidé pour limité les inégalité salariales par la redistribution rien ne changera et tout ne sera que discours stérile juste bon à distraire la cour populaire qui gobe toujours leur messe (si elle ne gobait pas les résultats des élections cesseraient de se répéter)

Et pendant ce temps le SMIC est toujours gelé
+22 euros brut cette année
soit un salaire de 1365 euros brut

Samedi 1er janvier 2011 à 13:04

Ciel universel
un jour chacun y trouvera son destin
vivre doit avoir un sens
au delà des biens
au delà des riens
hors de toi tu es
en toi qui es tu?

vivre doit avoir un sens
l'essence de ton âme
ne te trahie pas
ne sois pas un miroir
laisse brûler les diables
les marchands de trésors
tout n'est que mirage
ils t'envisagent simple rouage

vivre doit avoir un sens
l'essence de ton âme
ne te trahie pas

fuit les affrontements
ils dévient ta voie
et te font perdre le temps
ciel universel
un jour chacun y conduira son chemin

Dimanche 26 décembre 2010 à 16:30

Pieds nus, le zippo à la main gauche
pieds nus, que l'image ne soit pas fausse
tapis rouge au sol, de ses fibres l'essence s'envole
me monte à la tête et entre ouvre la fenêtre

pieds nus, je m'avance vers le cercle de cendres
à son centre trône un tabouret de bois à 3 pieds
pieds nus, une dernière pensée d'espoir, pouvoir la retrouver
un pied, deux pieds, me voici dessus, droit

la corde, telle une auréole, flotte au devant de moi
je la saisie, telle un calice et l'ajuste à mon propre coup
une dernière onde de Fauré avant de m'élever
puis fais de mon pied chuter le tabouret

le zippo tombe et enflamme le sol imbibé
juste le temps de sentir la chaleur et je parts

à défaut de savoir pour nos âmes
sûre que nos cendres seront désormais bien là réunies à jamais

Dimanche 26 décembre 2010 à 16:16


N
ée Norma Jeane Mortension à Los Angeles le 1er juin 1926 d'un père absent et d'une mère folle (elle sera directement mise en pension puis diverses familles d'accueil; Marilyn est une gémeau: "Jekyll and Hyde, two in one" dira t elle d'elle même et ce livre "Marilyn Monroe - fragments" plutôt que le mirage des studios d'Hollywood dont elle voulait s'affranchir nous révèle à traverses ses écrits intimes ici rassemblés le côté pure et romantique mais torturés de cette icône qui aurait voulu interpréter le rôle de Baby Doll d'Elia Kazar en 1956.

Comme le dit si bien Antonio Tabucchi dans la préface joliment bien titrée "la poudre du papillon" :

".. car si les personnes faiblement sensibles et intelligentes ont tendance à faire du mal aux autres, les personnes trop sensibles et trop intelligentes ont tendance à se faire du mal à elles-mêmes. Parce que ceux qui sont trop sensibles et trop intelligents connaissent les risques que comporte la complexité de ce que la vie choisit pour nous ou nous permet de choisir, ils sont conscients de la pluralité dont nous sommes faits non seulement selon une nature double, mais triple, quadruple, avec mille hypothèses de l'existence."

"voila le problème de ceux qui sentent trop et comprennent trop: que nous pourrions être tant de choses, mais il n'y a qu'1 vie et elle oblige à être 1 seule chose : cela que les autres pensent que nous sommes" (M.M.)

"elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrache ses vêtements" (A.T.)


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"J'ai toujours ressenti le besoin d'être à la hauteur de ce que les aînés attendaient de moi,... je ne me sentais bien qu'en compagnie de gens plus jeunes ou plus âgés et avec eux je devenais une enfant en avance qui s'adaptait facilement sauf sur les terrains où sa propre classe d'âge, celle des 15/21ans, se trouvait impliquée...Toutes mes jalousies infondées étaient abolies par mon désir de me sentir une vraie personne prête à affronter des problèmes moins superficiels que ceux d'une ado typique"

"J'étais probablement une grande introvertie mais comme j'aimais les gens et avais des amis partout où je faisais l'effort de les cultiver, ma vie était peut être plus équilibrée qu'elle n'aurait pu l'être"

"ce n'es pas si drôle de se connaître trop bien ou de penser qu'on se connait. Chacun a besoin d'un peu de vanité pour surmonter ses échecs"

"Je ne supporte vraiment pas les êtres humains parfois. Je sais qu'ils ont tous leurs problèmes comme j'ai les miens mais je suis vraiment trop fatiguée pour ça. Chercher à comprendre, faire des concessions, voir certaines choses cela m'épuise tout simplement"

"Seuls quelques fragments de nous touchent un jour des fragments d'autrui. La vérité de quelqu'un n'est en réalité que ça - la vérité de quelqu'UN. On peut seulement partager le fragment acceptable par le savoir de l'autre ainsi on est presque toujours seuls."

"Mes sentiments ne trouvent pas à se développer dans les mots"

"Je trouve que la sincérité et être simple et directe comme (possiblement) j'aimerais est souvent pris pour de la pure stupidité mais puisqu'on n'est pas dans un monde sincère il est probable qu'être sincère est stupide" (1955-1956)

"j'ai toujours admiré les hommes qui avaient plein de femmes cela doit être ainsi quand on est l'enfant d'une femme insatisfaite. La monogamie est une idée creuse"

"2 et 2 ne font pas forcément 4"

"les expériences avec n'importe quel groupe impliquent l'exclusion. On doit distinguer les différents membres d'un groupe. Je n'ai jamais été très bonne pour appartenir à un groupe - Je veux dire un groupe de plus de 2 personnes"

"Je suis à l'aise avec les gens en qui j'ai confiance, que j'admire ou que j'aime, les autres je ne suis pas à l'aise avec eux"

"Dès que j'entre dans une scène je perds ma relaxation mentale pour je ne sais quelle raison ... Ma volonté est en éveil mais je ne peux rien supporter. J'ai l'air folle mais je crois que je suis en train de devenir folle. Merci de laisser Paula m'aider sur le film elle est la seule femme chaleureuse que j'ai jamais connue. C'est seulement au moment où j'arrive devant la caméra que ma concentration et tout ce que j'essaie d'apprendre m'abandonnent. alors je me sens comme si je ne faisais plus partie de l'humanité" (1956 pdt le tournage du film arrêt d'autobus)

"Je suis très sensible aux gens persécutés dans le monde mais je me suis toujours interdit de répondre à des questions personnelles touchant la religion"

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"... je ne sais pas - je ne sais rien. IL est arrivé QUELQUE CHOSE  je crois qui m'a fait perdre ma confiance. Je ne sais pas ce que c'est. Tout ce que je sais c'est que je veux TRAVAILLER. Oh Paula, j'aimerais tant savoir pourquoi je suis si angoissée. Je pense que je suis peut être folle comme l'ont été les autres membres de ma famille (ndlr sa grand mère et sa mère), qaund j'étais malade j'étais sûre de l'être. Je suis si heureuse que tu sois AVEC moi ici!" (1956)

"Quand je commence à me sentir soudain déprimée d'où cela provient-il (dans la réalité) peut être trouver la trace d'accidents du temps passé- sentiment de culpabilité? Prends conscience de tous les aspects sensibles. N'aie honte d'aucun sentiment ne les écarte pas non plus même légèrement. Ne pas regretter d'avoir dit ce que j'ai dit si je le pensais vraiment même lorsque ce n'est pas compris"

"plus j'y pense plus je me rends compte qu'il n'y a pas de réponses la vie doit être vécue et puisqu'elle est comparativement si courte (peut être trop courte - peut être trop longue - la seule chose que je sais, avec certitude, c'est que ce n'est pas facile) maintenant que je veux vivre et que je me sens d'un coup pas vieille pas préoccupée par les choses d'avant sauf me protéger moi - et ma vie - et de désespérément (prier) dire à l'univers que j'y crois" (1955/1956)

"Ma vie entière me déprime depuis toujours - comment puis je incarner une fille aussi gaie, juvénile et pleine d'espoirs - je me sers de ce dimanche de mes 14 ans où j'étais tout cela mais ... quelque chose s'emballe en moi dans la direction opposée vers la plupart des jours dont je peux me souvenir"

"...continuer à  regarder autour de moi - et même beaucoup plus - observer - pas seulement moi-même mais les autres et toute chose - prendre les choses pour ce qu'elle valent. dois faire de gros efforts pour travailler sur les actuels problèmes et phobies qui proviennent de mon passé- faire beaucoup beaucoup beaucoup plus plus plus plus d'efforts dans mon analyse..."

"Je sais que je ne serai jamais heureuse, mais je peux être gaie"

"j'ai une conscience très forte de la critique de moi-même mais je crois que je suis en train de devenir plus sage et plus tolérante à ce sujet"

"j'essaie toujours de clarifier et de redéfinir mes objectifs"

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1961, Marilyn croyant entrer à l'hôpital pour une cure de repos se retrouve enfermée malgré sa volonté dans une cellule psychiatrique à New York pendant 5 jours.

..."Je ne vous ait pas donné de nouvelles car j'étais enfermée avec tous ces pauvres fous. Je suis sûre de devenir folle si je reste dans ce cauchemar..."

"Il n'y avait aucune empathie à la Payne Whitney et cela m'a fait beaucoup de mal. ON m'a interrogée après m'avoir mise dans une "cellule "(c'est à dire en béton et tout) pour les grands AGITES, les grands dépressifs, sauf que je me sentais dans une sorte de prison pour un crime que je n'avais pas commis. J'ai trouvé ce manque d'humanité plus que barbare. On m'a demandé pourquoi je n'étais pas bien ici (tout étais sous clé;il y avait des barreaux partout, autour des lampes, sur les armoires, aux toilettes,aux fenêtres... et les protes étaient équipées de petites fenêtres pour que les malades soient visibles tout le temps; il y avait aussi sur les murs le sang et les graffitis des patients précédents). J'ai répondu qu'il faudrait que je sois folle pour aimer être ici...

Je pense que les médecins devraient apprendre quelque chose, mais ils ne sont intéressés que par les choses qu'ils ont apprises dans les livres... Peut être pourraient ils apprendre d'avantage en écoutant le mal de vivre d'un être humain. J'ai le sentiment qu'ils se préoccupent plus de discipline...

Ils m'ont demandé de me mêler aux autres patients; d'aller en ergothérapie. Pour quoi faire? leur ais je demandé. Vous pourriez coudre, jouer aux dames, aux cartes mêmes, ou encore tricoter... Ces choses étaient vraiment au plus loin de moi.

ls m'ont demandé pourquoi je me sentais différente alors je me suis dit que s'ils étaient assez bêtes pour me poser de telles questions, je devais leur donner une réponse toute simple: aussi ais je dit : parce que je le suis.

Le 1er jour, je me suis "mêlée" à une malade... Elle m'a suggéré d'appeler un ami pour me sentir moins seule. ... On m'avait dit qu'il n'y avait pas de téléphone à cette étage. ... Elle a paru choquée et bouleversée et m'a dit "je vais vous conduire au téléphone". ... Au moment où j'allais décrocher, un garde m'a arraché l'appareil des mains et m'a dit très fermement : VOUS n'êtes pas autorisée à utiliser ce téléphone. Et eux qui s'enorgueillaient  de leur atmosphère "comme à la maison". Je leur ai demandé (aux médecins) ce qu'il entendait par là. ... Eh bien, au 6è, on a de la moquette partout au sol et du mobilier moderne, à quoi j'ai répondu : oui, exactement ce que n'importe quel architecte d'intérieur peut fournir ... mais puisqu'on y traite des êtres humains, pourquoi ne pas avoir la moindre idée de ce qui fait l'intérieur d'un être humain?

.... Je pensais pas qu'on vous traiterait ainsi me dit la malade puis ajouta : je suis là à cause de ma maladie mentale; je me suis coupé la gorge plusieurs fois et tailladé les poignets, m'a t elle répétée 3 ou 4 fois. J'ai pensé à un refrain:

Mêlez vous les uns les autres mes frères sauf si vous êtes nés solitaires


Jeudi 9 décembre 2010 à 18:18

 

Samedi 4 décembre 2010 à 15:20

Jeudi 2 décembre 2010 à 11:42

http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/6belledeesse6delamour6.musicblog.fr/images/gd/1234630637/L-AMOUR-VERS-L-AMITIE.jpg

j'aimerais te bisous sur les yeux
j'aimerais te caresser les cheveux
ta chevelure étendue sur ton dos mis à nu

te bisous sur la bouche
épandre le sourire de tes lèvres sur les miennes
descendre à la pointe de tes seins
les aiguiser de ma langue
les ventouser à pleine bouche

survoler le mont de vénus jusqu'au au bas de ton pubis
retrousser tes lèvres de ma langue comme on sillonne les plaines
ma tête compressée entre tes cuisses
humide et chaude tu es offerte au point de me recevoir, je t'aime

en toi je suis à toi et nous fusionnons de luxure et d'ivresse
au paradis sur terre la clef est la chair maitresse

http://img78.exs.cx/img78/8427/love9ed.gif

Mercredi 1er décembre 2010 à 21:55

Courir sous les bombes un jour de noël
prier la lune quand le soleil s'éteint
je fuis les couples quand je vis seul
entendre rire quand mes joue se mouillent

cirer les pompes qui nous piétinent
faire le beau face au pouvoir
faire le grand face au petit
de mesquineries en tragédies
je crache à la gueule de ces farces aux non-dit

faire partager celui qui n'a rien
économiser celui qui croule sous les biens
l'argent est roi dans ce monde de vaux rien

courir sous les bombes un soir de noël

la neige est en sang les eaux sont en noir
la terre est laminée à coup de hachoir
finir sous la pluie mort déshydraté
mourir d'asphyxie le ventre gonflé d'air
des plans stérilisés vendus aux enchères
les bourses martèlent le pas au mépris des misères

la terre nourricière est comme cette femme ménopausée

Mercredi 1er décembre 2010 à 21:43

Au nom de Dieu ils ferment les yeux
au nom de Dieu les corps meurtris
austérité de la vie pour mieux accepter la mort

au nom de Dieu il ne faut jouir
au nom de Dieu il se fait juge
au nom de Dieu il est tyran

les religions tuent les penseurs
chacune se dit seule vérité
chacun se dit l'unique

qui a ses mains vierges de sang?
tu ne tueras point sauf pour la cause
tu ne jugeras pas il sont là pour ça

ton corps est ta prison il leur appartien
ta sexualité les concerne autant que tes pensées

Mercredi 1er décembre 2010 à 21:28

http://i34.servimg.com/u/f34/11/89/96/00/mabon110.jpg

Parlent les arbres au souffle du vent
sifflent les branches en hivers
frétillent les feuilles en été

contemple la nature s'enchanter
ces herbes folles coiffées par les airs
ces ondes infimes onduler sur l'étang
tantôt par les cygnes tantôt par les vents

la vie est en tout et la vie est sacrée

aux chants des oiseaux la nature étincelle
se rassemblent les fées aux beautés éternelles
aux feux des solstices s'élèvent les joies
dansent les rondes scellées par la foi

le cercle est le tout et le tout infini

http://i34.servimg.com/u/f34/11/89/96/00/yule-f10.jpg(solstice d'hivers et autres dates)

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