wattie

vivre ou survivre?

Vendredi 29 octobre 2010 à 21:02

IL y a déjà des années que j'ai compris que la Patrie était un mythe. Patriote, c'est aimer sa terre, son environnement, aimer son peuple, sa collectivité et ses services publics (une Patrie sans Etat n'est pas). Mais l'environnement est toujours sacrifié au service de l'économie et la collectivité vit dans l'inégalité sociale avec un service public qui se désintègre toujours d'avantage pour le profit du tout privé.

J'ai compris que la Patrie n'était utilisée que pour faire rentrer les gens dans le rang pour les culpabiliser s'ils n'avaient pas l'esprit de sacrifice en temps de guerre et pour leur brider leur liberté de croire, de penser, de vivre leur différence, de faire des revendications sociales (d'ailleurs dans les luttes sociales , dans quel camp étaient les Maurras et autres natio?).

La Patrie finalement est un slogan qui ne met pas en pratique ce qu'il nous fait rêver. Elle est au contraire utilisée comme frein par des conservateurs qui veulent figer la langue, les traditions où celui qui ne suit pas est montré du doigt comme dans ces villages où celui qui n'allait pas à la messe le dimanche était mal vu par son voisinage; elle me laisse en image ces gens de la haute qui ne mélangent pas leur descendance avec celle du peuple tout en se disant  être son protecteur paternelle..

J'ai fini par me dire que si l'amour de sa terre natale et l'esprit collectif au niveau national avait un sens, ça en avait tout autant au niveau mondial.

La langue après tout ne sert-elle pas à communiquer? les coutumes ou traditions ne sont elles pas un fait vivant né de notre environnement et des évolutions autant technologiques que scientifiques?

Aussi, rien ne peut rester figé. Si le monde ne parlait qu'une seule langue nous nous comprendrions tous et l'information circulerait mieux encore et favoriserait ainsi le progrès de l'humanité (internet tant que cet outil reste libre va déjà dans ce sens ). S'attacher à sa langue devient un caprice pour l'art de la forme. Et s'attacher à ses traditions ou coutumes n'a de sens que si elles nous sont bénéfiques comme l'usage des plantes médicinales (à noter que c'est Pétain qui a supprimé le diplôme d'herboristerie) aujourd'hui on y revient mais que de temps perdu maintenant que ce savoir c'est évaporé dans les foyers. Et ce n'est pas le mondialisme qui en est la cause au contraire avec le mondialisme, si l'on avait laissé se transmettre ces connaissances, nous les aurions complétées avec celles des autres dans le monde en les mettant toutes en commun.

En fait plus la communauté est grande et plus les connaissances s'étendent (elles peuvent se compléter, se contredire et ainsi se perfectionner) alors que le nationalisme aurait tendance à tout mettre en compétition comme le capitalisme.

Non pour moi, le problème n'est pas d'aller vers le mondialisme mais vers quel mondialisme.

Et puis le nationalisme n'assure pas  un mieux être social; il permet de protéger l'économie de la concurrence étrangère mais pas les gens d'être exploiter à l'intérieur.

Sans les nations, il n'y aurait plus de risque de guerres faites en son nom; l'ennemi n'avancerait plus masqué derrière le drapeau national; le seul intérêt serait le bien vivre ensemble sur Terre avec la meilleur égalité sociale possible.

Plus nous resterons avec nos histoires de nation plus nous perdrons du temps dans l'harmonisation du monde.


Le combat réel se situe entre deux camps: ceux qui veulent conserver leurs richesses avec toujours plus de profits et ceux qui veulent qu'elles soient partagées. Ce combat sera plus efficace s'il est fait au niveau mondiale qu'au niveau national. Car s'il abouti, il sera définitif alors qu'une nation équilibrée sera toujours menacée d'être affaiblie par l'extérieur.

La France a commencé à décliner avec les guerres oui mais aussi avec la décolonisation; la fin des conquêtes. Tout comme l'Angleterre a connu son heure de gloire avec son avance sur la révolution industrielle qui lui a permis d'exporter notamment vers sa colonie l'Inde à qui elle imposait d'acheter ses tissus manufacturé avec le coton importé des Etats Unis qui pouvaient le lui vendre à très bas prix grâce aux esclaves noirs qui le récoltaient. Et elle a rencontrée des difficultés pendant la guerre de sécession et son aboutissement qui fut entre autre la fin de cet esclavage.

Pourtant si nos colonies avaient été traitées avec plus d'égalité elles ne se seraient sans doute pas révoltées et le mondialisme aurait déjà fait un  pas.

Et puis si l'on veut une répartition efficace des richesses, il faut une fiscalité internationale (européenne) puis mondiale car l'argent n'a pas de frontière. La richesse s'exile ,restent les pauvres entre eux comme cela se passe déjà en France au niveau communale où des villes regroupant trop de cas sociaux ne peuvent plus constituer de budget et se retrouve sous la tutelle préfectorale.

j'aspire plus à un monde harmonisé qu'à une patrie c'est pour moi l'évolution logique et naturelle (clans, seigneuries, nations
, continents, mondialisme).

Cela bien sûre se fera sur le très long terme et je serais mort bien avant que cela n' aboutisse mais l'humanité, elle, a encore des milliards d'années à vivre.

Jeudi 28 octobre 2010 à 21:41

Dans sa bio "Karl Marx ou l'esprit du monde" jacques Attali dépasse la simple énumération chronologique de la vie d'un homme. Il y décrit le raisonnement de Marx qui n'hésite pas à se remettre en cause par soucis d'exactitude, son amour pour sa famille malgré son refus d'être salarié se condamnant, lui et les siens, à la faim et la misère pour la majorité de sa vie, sa capacité intellectuelle à tout étudier brillamment (l'histoire, les mathématiques,le droit,les langues,la philosophie...). On y découvre un homme curieux de tout et émerveillé par toutes les avancées et découvertes technologiques de son époque comme l'électricité, le bateau à vapeur, la locomotive, la photocopieuse....

Mais par dessus tout, on y apprend d'où vient la gauche que l'on connait aujourd'hui avec toutes ses tendances (communisme, anarchisme, socialisme, , et d'autres qui n'existent plus comme les spartakistes,les bolcheviks de Lénine, les mencheviks de trotski...) et surtout comment les théories de Marx ont été récupérées et tronquées après sa mort par des Lénine et Staline où la dictature du prolétariat au service de la majorité pour mettre à bas l'appareil répressif (il faut se mettre dans le contexte de l'époque où les démocratie n'étaient toujours pas visibles en Europe la France était redevenue une monarchie sous Napoléon III, l'Allemagne sous le Kaiser et la Russie sous le tsar) tout en maintenant à la fois les libertés individuelles, la séparation des pouvoirs et la liberté de la presse devient une dictature du parti pour le pouvoir d'un seul homme.

Jacques Attali enfin, dans son dernier chapitre (pour ma part le plus important car traitant de notre futur à tous et révélateur de l'analyse personnelle de l'auteur ainsi que de son espoir qui n'est d'ailleurs pas contradictoire avec ceux de Marx); je vous en site le principal:

"En 1883 le monde était plein de promesses: la démocratie s'annonçait, la mondialisation s'esquissait, le progrès technique explosait. Puis les hommes ont pris peur de l'avenir; certains se sont alors servis de l'oeuvre du penseur le plus mondialiste (Marx) comme d'un alibi pour édifier des forteresses barbares. ...

il n'est plus possible aujourd'hui de définir les classes sociales...


Malgré cela, la théorie de Marx retrouve tout son sens dans le cadre de la mondialisation d'aujourd'hui, qu'il avait prévue. Nous assistons à l'explosion du capitalisme, au bouleversement des sociétés traditionnelles, à la monté de l'individualisme ... à la concentration du capital, aux délocalisations ... à l'essor de la précarité, au fétichisme des marchandises ... Tout cela Marx l'avait prévu.

... Le taux de rentabilité reste l'objectif majeur; pour le préserver, voire l'accroître, les salaires continuent d'augmenter moins vite que la productivité et l'Etat continue de prendre à sa charge une part croissante des dépenses sociales et de recherche.

Demain- si la mondialisation n'est pas une nouvelle fois remise en cause- le maintien de la rentabilité du capital ne pourra pas passer par une sociabilisation mondiale des pertes, faute d'un Etat mondial; il passera de par la baisse du coût du travail, c'est à dire par des délocalisations, le démantèlement de la protection sociale et le remplacement accéléré de certains services par des produits industriels, ... Autrement dit par l'automatisation des services de loisirs, de santé et d'éducation.

... le fétichisme de la consommation dont Marx a tant parlé, retardera alors - peut être à jamais- dans la fascination du spectacle indéfiniment renouvelé des marchandises, l'avènement de la révolution, elle-même devenue un spectacle donné par quelques terroristes au reste du monde.

Lorsqu'il aura ainsi épuisé la marchandisation des rapports sociaux et utilisé toutes ses ressources, le capitalisme, s'il n'a pas détruit l'humanité, pourrait aussi ouvrir à un socialisme mondial ... Pour le dire autrement, le marché pourrait laisser place à la fraternité.


... La gratuité, l'art du "faire" et non du "produire" ...

Comme il n'y a pas d' Etat mondial à prendre, cela ne saurait passer par l'exercice d'un pouvoir à l'échelle planétaire, mais une transition dans l'esprit du monde- Cette "évolution révolution" si chère à Marx- par un passage à la responsabilité et à la gratuité. Tout homme deviendrait citoyen du monde et le monde serait enfin fait pour l'homme.

... Pour y parvenir, les générations à venir se souviendront du proscrit Karl Marx qui, dans la misère londonienne (où il s'était exilé) pleurant ses enfants morts, rêva d'une humanité meilleure. Ils reviendront alors vers l'esprit du monde et son message principal: l'homme mérite qu'on espère en lui."

Alors, Jacques Attali Marxiste?
  Ses détracteurs pourront s'interroger.
Enfin, avant de tenter de répondre,
retenez cette déclaration :
"je ne suis pas marxiste" (Karl Marx)

Toute sa vie, Marx choisit de privilégier la liberté, de confronté ses idées avec les faits, de refuser que sa doctrine se fige, qu'on fasse de lui un idéologue explique Jacques Attali.

on ne peut pas se contenter de juger un homme sur ses analyses dont le résultat découle de ce qui est et dont l'analyseur n'est pas responsable. Seules ses aspirations ou ses espérances dévoilent son intérieur et ici, nous pouvons lire en lui (en eux je dirais) et il m'a séduit

http://www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspx?ndispo=/gi/grande-image-non-disponible.jpg&img=/gi/14/9782213624914FS.gif&wmax=155&hmax=239&loupe=true

Mercredi 20 octobre 2010 à 11:33

Savez vous quand fut créée la retraite pour les salariés du privé?  ... Dans les années 40, Sous Vichy! (à découvrir dans l'enregistrement 1:1) surpris hein, alors allons nous croire que l'Etat ne peut pas financer la retraite pendant que la France continue de s'enrichir alors que Pétain a pu la créer quand la France était en pleine déroute? Non ce qui arrive aujourd'hui est une volonté politique de détruire la retraite par répartition tout comme ils s'apprêtent à le faire un jour pour la sécurité sociale qui représente un énorme marché qui fait baver le capital qui y voit d'énormes bénéfices à y faire

Samedi 16 octobre 2010 à 13:21

Je fais des choses
je passe à autre chose
je repense aux choses
je fais d'autres choses
je poursuis des choses
d'avant en arrière je mène mon avancée
et malgré l'envie fugace de tout stopper
de souffrances en réjouissances, j'avance


DERRIDA (LE DEUIL)
envoyé par MELMOTH. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Jeudi 14 octobre 2010 à 20:20

54% des français seraient favorable à un blocage total du pays si le gouvernement ne retire pas sa réforme des retraites.
Et vous, si vous êtes également contre le fait de devoir travailler jusqu'à 62ans, 67ans pour avoir droit au taux plein pour la retraite (sachant que de toute façon les 41 ans de cotisation sont déjà admis) jusqu'où seriez vous prêt à aller?

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