wattie

vivre ou survivre?

Jeudi 2 mars 2017 à 21:10

Le béton pousse, les tours se dressent
kalachs et citadelles, sont envolées les hirondelles
kalashs et sentinelles, trafique urbains dans les ruelles
combien tu prends quand tu es belle
les bambinos poussent guérilléros, c’est la relève dans les cartels
une fois des fois tu rêve et tu t’endors
de l’or couvre tes dents, ton coeur est un diamand
réveil nonjour tes dents sont pleines de plomb, ton coeur est en béton
en rassurance dis toi qu’en prime under over c’est la même crime
tu vas prier, tu vas gratter
tu peux pointer, aller voter
y a les sensibles et les sauvages
y a les sensibles dev’nus sauvages
et y a les riens qui dévisagent
les fleures sont belles quand tu les sème
encore faut il que Dieu les aime
Dieu est en toi ne l’oublies pas
j’irai baiser dans les entrailles du père barrière
faire exploser les vessies de lanternes
branler les frustrés de la terre entière
pour expurger le pue des sectes amères

Vendredi 20 janvier 2017 à 20:50

Au sortir de leur bulle aquatique
ils sommeillent dans la nuit sans silence
au lendemain du levé de leurs voiles s' étendent les couleurs sur le monde

quand la vue mise au point se fait nette
ils se sentent bien petits au milieu de géants
oh mon dieu c'est si grand par ici
que tout semble vraiment débordant

les yeux brillent enchantés de la vie
leurs oreilles sont toutes ouïes sur les mots que l'on dit

puis le jour où chacun devient grand
le temps l'espace comme les choses
en conscience pas à pas deviennent bien petits
alors en eux bien à pris la leçon de la vie
inutile de courir reste calme et puis jouis

Vendredi 2 décembre 2016 à 9:10

quand l'autorité passe de l'absence au tonnerre
quand même absente elle menace de frapper
quand l'affectif s'en voit troublé
le silence devient ta voix
la solitude ton royaume
en quête d'un foyer, d'une unité fantasmée
combler ce vide par tous les chemins
à la merci des croyances du monde d'au delà
à la merci des idées d'ici bas
les amitiés réelles ou fictives
valsent au gré du temps
au gré des valises qui se posent et se déposent
ou des idéaux qui les font et les défont
le silence devient ta voix
observe mais ne montre pas
à la croisée, un jour, elle sera là

Mercredi 22 juin 2016 à 20:48


parler de tout parler de rien
de métaphore on s'évapore
pas d'engagement c'est trop criant
des mots bien vagues des idées creuses
parlons d'amour c'est bon le sexe
la politique c'est trop vexant

parler de tout parler de rien
de métaphores on s'évapore

pas dire argent juste talent
on veut du cash mais c'est pas class
doutez(r) de vous mais pas de moi
vous êtes la masse je vous ramasse

parler de tout parler de rien
de métaphore on s'évapore

c'est beau le rêve pendant qu'ils crèvent
dites qu'ils sont sales et bien méchants
ils sont mendiants nous sommes marchands
l'humanité c'est bien gentil
mais l'paradis c'est bien fini



Vendredi 29 janvier 2016 à 16:34

 
 
 
famille ou pas famille, tu ressens seul ton grand vide
 
 
les conseillers ont des bornes étrangères à ta vie

 
leurs visions te sont autant distancées qu'un né sourd te parlant musique

 
familles ou pas familles ton existence ne peut se partager qu'avec l'unique
 
 
dans la vie nous mourrons seuls

Vendredi 29 janvier 2016 à 16:31

 
tu t'creuse la tête mais plus rien ne sort, normal puisque tout est dit

 
tout c'qui peut varier touche à la forme qui se heurte au fond que rien ne change c'est la vie

 
tu t'creuse la tête mais plus rien ne sort, normal puisque tout est dit

 
tout c'qui peut varier touche à la forme qui se heurte au fond que rien ne change; c'est la vie

 
tu t'creuse la tête mais plus rien ne sort, normal puisque tout est dit

 
tout c'qui peut varier touche à la forme qui se heurte au fond que rien ne change ; c'est la vie
...

Jeudi 6 août 2015 à 20:22

Cette colère me ronge, le deuil est un poison
il diffuse l'amertume née de ma douleur silencieuse
il me décolle du monde comme la morphine insidieuse
pour me crasher en plein vol, au milieu du désert
aucun miracle, peste mirages
aucun remède, pas même de modèle
juste survivre ou renaître
loin d'avoir fait pause, le temps m' a dépassé

Lundi 7 mars 2011 à 20:28

Je suis né d'ici mais je vis d'ailleurs
mon corps est ici mais j'ai la tête, bien, ailleurs
moins je suis ici et mieux je suis à moi
hélas la vie sociale me rattrape vite et me broie
difficile d'être fin dans un monde envahi de brutes
je choisis la solitude pour mieux m'éviter des chutes

heureusement y a l'amour, unique ou multiple
il me fait de la vie un de ses disciples
une oasis où je peux renaitre même de la mort
que serait la vie sans amour?
un circuit de compétitions où règne la consommation

je suis né d'ici mais je vis ailleurs
loin de ces cases étriquées que nous imposent les bailleurs
la liberté est plus grande dans mes songes qu'en ce monde
c'est comme la beauté, plus fine à l'intérieur qu'à l'extérieur

si Jésus revenait, combien de plus le suivrait?
les questions sans réponses ne sont pas une maladie

Lundi 28 février 2011 à 21:02

Ils parlent d'honneur d'amour fidélité
ils se marient comme ils se baguent adolescents
ils parlent respect valeurs humanité
mais qui nettoie sa pisse quand elle tombe à côté?
foutre bavardage y a trop de dire pour être sage

j'aime mal les gens mais j'en aime bien

ils parlent d'aventure de jeunesse et d'action
feu rouge en plein désert qui ose encore le voir en vert?
les politiques se suivent ils gueulent et votent sans dérive
ils parlent d'argent de monde corrompu
et les passions qui ne rapportent plus tombent à l'abandon

j'aime mal les gens mais j'en aime bien

ils parlent de Patrie de traditions
mais qui pratique les rites par conviction?
la Terre est un gâteau dont même le pâtissier n'a plus sa part

la mort n'apprend rien sinon l'humanité vivrait bien

Jeudi 24 février 2011 à 13:45

Commercial ou pas com
quelle insinieuse interrogation
j'aime ou je n'aime pas
peu m'importe qui, peu m'importe quoi
juste la mélodie, les ondes ou les images
ce qui est dit avec ou sans être dit

j'aime ou je n'aime pas
seul vaut mon ressenti
pas les étiquettes pas les on dit
peu m'importe la provoque ou l'angélisme

j'aime ou je n'aime pas
je suis qui je suis
j'aime ce qui me dit ce qui me parle
me fait vibrer le corps ou bien l'esprit
et mieux encore si c'est les deux

simpliste ou compliqué le critère est malheureux
dans aimer, l'inné, rien de mieux
j'aime pour le plaisir pas pour souffrir
le lâché prise, retour animal
un cri primal, jouissif comme l'anal
no limit, sans mal

Mardi 22 février 2011 à 20:24

Les allumeuses au beau fixe
t'as pas que des mecs pour faire du X
les belles paroles pour mieux séduire
y a pas que des mecs qui parlent sous X
vouloir sans oser dire
ne rien dire juste séduire
tout dire même sans y croire
au jeux des séductions s'invitent les oubliettes

les allumeuses au beau fixe
visage falcifié
paroles aux auréoles hallucinées
au réveil se brisent les ailes

les allumeuses au beau fixe
veulent se sentir belles
veulent se sentir moins seules
comme un mec sous X
qui dit vouloir sans oser dire
de malentendus naissent les tromperies
comme s'ouvrent les oubliettes
le non-dit est maudit

Mardi 22 février 2011 à 20:18

Je tourne tu tourne et l'on tourne nos étoffes enlacées. Aveugles, l'oeil ouvert sur l'invisible, qu'il fait bon de ressentir nos deux âmes s'élever, paisibles pour un voyage où nos corps n'ont plus pieds où personne ne peut nous blesser. Volons vers la nuit sans fin où le temps perd ses limites où les corps n'ont plus de frontière.
                                                             Tournons

Mardi 22 février 2011 à 20:11

quand ça va pas
qu'il est trop dure de vivre face
je fume la verte
elle me donne la distance
me brouille les fréquences
plus besoin de résistance
je vais flottant dessus les flots
plus de heurt avec les maux
l'anesthésie pour le repos
de mon corps, de mon esprit
je vais flottant dessus les flots

sans mot dire je distance les maux
mais combien le corps va t il tenir?
toute chose exige un prix
un revers du décors dont il faudra partir
partir et revivre en face
jusqu'à trop mal et encore s'enfuir
aller fumer la verte et ainsi
de parenthèses sans fin
va la spirale de l'oubli qui ne viendra pas

Lundi 21 février 2011 à 20:22

Ecrire quand on ne sait plus quoi dire, que tout est sec, vide et vain. on se dit que l'encre coulera mieux demain, qu'il faut attendre la remonté de la vague.
S'isoler et resté connecté, quelle mauvaise blague.
file! le temps prend la vie

Je flippe des intégristes de tout poil; religieux, politiques, culturels ... car on les entends toujours mieux et le manque de caractère des foules fait qu'ils amassent et toi, tu te retrouve seul dans tes pensées.
file! le temps prend la vie.

Le silence est d'or quand les majorités sont violentes.
seul isolée pour tes pensées.
c'est pour te protéger du monde ces portes épaisses et lourdes?
dans le film, il fini par filer

Jeudi 17 février 2011 à 10:47

monter la cadence ordonnent les finances
t'as produits cinquante, demain y en faudra cent
et si tu réussi c'est bien ça fera un salarié à retirer
et bientôt la machine en fera deux mille
toujours plus toujours

travaille le pas cadencé
si tu craque écoute, plonge ton nez dans la C
parait qu'on y passe tous
faut rester dans la course
jusqu'au crash, comme à la bourse

à trop vouloir on quitte la réalité
on dope son coeur comme on dope les marchés
on spécule jusqu'à éclater la bulle
les finances martèlent le pas
et on finit par croire qu'on n'a plus le choix
faut rester dans la course

mais qui c'est qui pousse?
y a des rues qui grondent
d'autres font la ronde
chacun creuse sa tombe
personne ne veut voir
personne ne veut croire
juste courir à l' abattoir
sans se retourner pas même revendiquer

la leçon est apprise c'est la crise
c'est toujours la crise mais jamais de remise
le capital gagne la mise alors pourquoi des questions?
de qui viennent les pardons?

monte la cadence ordonne les finances

toujours plus

plus de pauvres
plus de chômage
plus de dopes
plus de malades
plus de faim
plus de faux saints

plus de fric dans l'entonoir
plus de jeux dans le brouillard

les foules s'activent les rois en vivent
la garde est rapprochée ça va saigner

c'est la danse des cocus

Mercredi 9 février 2011 à 20:03

 

Comme s'il suffisait de penser fleur pour voir la vie en rose
de même penser charbon ne nous fait pas fatalement broyer du noir
qui peut dire avoir le savoir vivre?

il y a la vie, il y a les êtres
les vies et les intérieurs multiples de chacun

la peur n'est pas la même pour tous
ni les joies ni les peines
à chacun ses réactions, à chacun ses visions
triste pour l'un, doux pour l'autre

tonifiant pour l'un, irritant pour l'autre
à chacun sa place, à chacun son être
à chacun son vécu, son subtil ressenti 

tant que l'autre respecte autrui
juge qui tu es pas qui est l'autre

à minuit c'est la nuit
le début d'un nouveau jour
 un cycle infini

Mercredi 2 février 2011 à 20:13

J'entends rire au cœur de ces plaines
pourtant j'avance et rien
que des trous des barbelés
des tranchées de chaque côté
à l'horizon se dresse une tour
qui n'est rien d'autre qu'un clocher
où jadis chantait la vie

et j'entends rire dans ces plaines
comme si le ciel voulait parler
pour nous dire stop! arrêter!
disparait des innocents
dans les guerres pas de gagnants
rien ne vaut le prix du sang
 

et j'entends rire dans ces plaines
comme un rappel de la vie
sur la mort que Dieu banni
tout comme il banni les bombes et les martyrs
toutes ces guerres sans nom
aussi je dis menteur est celui qui dit tuer pour le divin
il n'est rien d'autre qu'un serviteur du malin



Samedi 1er janvier 2011 à 13:04

Ciel universel
un jour chacun y trouvera son destin
vivre doit avoir un sens
au delà des biens
au delà des riens
hors de toi tu es
en toi qui es tu?

vivre doit avoir un sens
l'essence de ton âme
ne te trahie pas
ne sois pas un miroir
laisse brûler les diables
les marchands de trésors
tout n'est que mirage
ils t'envisagent simple rouage

vivre doit avoir un sens
l'essence de ton âme
ne te trahie pas

fuit les affrontements
ils dévient ta voie
et te font perdre le temps
ciel universel
un jour chacun y conduira son chemin

Dimanche 26 décembre 2010 à 16:30

Pieds nus, le zippo à la main gauche
pieds nus, que l'image ne soit pas fausse
tapis rouge au sol, de ses fibres l'essence s'envole
me monte à la tête et entre ouvre la fenêtre

pieds nus, je m'avance vers le cercle de cendres
à son centre trône un tabouret de bois à 3 pieds
pieds nus, une dernière pensée d'espoir, pouvoir la retrouver
un pied, deux pieds, me voici dessus, droit

la corde, telle une auréole, flotte au devant de moi
je la saisie, telle un calice et l'ajuste à mon propre coup
une dernière onde de Fauré avant de m'élever
puis fais de mon pied chuter le tabouret

le zippo tombe et enflamme le sol imbibé
juste le temps de sentir la chaleur et je parts

à défaut de savoir pour nos âmes
sûre que nos cendres seront désormais bien là réunies à jamais

Mercredi 1er décembre 2010 à 21:55

Courir sous les bombes un jour de noël
prier la lune quand le soleil s'éteint
je fuis les couples quand je vis seul
entendre rire quand mes joue se mouillent

cirer les pompes qui nous piétinent
faire le beau face au pouvoir
faire le grand face au petit
de mesquineries en tragédies
je crache à la gueule de ces farces aux non-dit

faire partager celui qui n'a rien
économiser celui qui croule sous les biens
l'argent est roi dans ce monde de vaux rien

courir sous les bombes un soir de noël

la neige est en sang les eaux sont en noir
la terre est laminée à coup de hachoir
finir sous la pluie mort déshydraté
mourir d'asphyxie le ventre gonflé d'air
des plans stérilisés vendus aux enchères
les bourses martèlent le pas au mépris des misères

la terre nourricière est comme cette femme ménopausée

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