wattie

vivre ou survivre?

Mercredi 3 août 2016 à 20:32

Ancien de la DST (17 ans de maison), jean françois gayraud dans un entretien publié dans la revue élément n°161 :
la première guerre financière contemporaine a été menée par l'état fédéral américain contre ses alliés japonais et européens, lorsque le président nixon a mis fin unilatéralement en 1971 à la convertibilité du dollar en or.cette décision stratégique prise pour faire face aux déficits commerciaux et budgétaires américains a profondément transformé le système financier international tel qu'il avait été créé à la sortie de la seconde guerre mondiale par les accords dits de bretton woods. afin de financer un système américain toujours plus avide de liquidités, washington a fait de wall street la première place financière mondiale. les politiques de dérégulation amorcées dans les années 80 ont ensuite donné naissance à des mastodontes financiers qui ont peu à peu conquis leur autonomie face au pouvoir politique. depuis la mise en oeuvre de dérégulation, d'abord aux états unis, puis en europe, la finance n'est elle pas devenue un phénomène de pouvoir, avec de véritables puissances, poursuivant des objectifs propres? la dérégulation des années reagan et clinton a sorti le génie de la lampe: la haute finance s'est émancipée au détriment des états et des peuples.
...
quand le coût du travail est réduit à sa plus simple expression, il n'est pas difficile de s'enrichir, d'être "compétitif". le commerce est souvent une forme de guerre détournée, voire clairement affichée. ... le commerce ne pacifie pas mécaniquement les rapports sociaux et internationaux s'il ne s’inscrit pas dans un jeu de règles équilibrées et respectées. les économistes parlent alors de "régulation". les moralistes, un gros mot pour les libéraux, évoqueraient simplement la justice..."

Dimanche 20 septembre 2015 à 13:08

 

 

 
Plutôt que d'avoir les yeux rivés sur les migrants nous observions ce petit 1% qui, seuls, sont les grands gagnants de ce système économique mondial inégalitaire qui se joue des frontières dont on s'obstine à vouloir maintenir alors qu'aucun mur ne retiendra les masses d'individus qui, toujours plus nombreux, fuiront la misère qu'engendre ce système qui par  la priorité qu'il donne au profit sur l'humain, engendre des guerres et de la pollution qui rend invivable de plus en plus de secteurs de notre planète et font fuir les gens qui y vivent.


Les 1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

Le Monde | 19.01.2015 à 05h15 • Mis à jour le 19.01.2015 à 20h07

 
 
Un bidonville de New Delhi.

L'ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l'ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants.

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS

La publication de cette étude intervient à quelques jours de l'ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

« Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l'étude de l'ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu'elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd'hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s'attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

Lire aussi : Les revenus des plus riches sont dix fois plus élevés que ceux des plus pauvres

Mercredi 4 juin 2014 à 20:17

 
"la construction européenne entérine, amplifie et promeut l'idée d'une citoyenneté européenne qui n'est articulée à aucun peuple européen. Jüngen Habermas a vu dans cette construction juridique la réalisation de l'idée de patriotisme constitutionnel dans une démocratie enfin débarrassée des oripeaux de la nation.
 [...] Le patriotisme constitutionnel n'exige des individus qu'une seule chose, qu'ils soient respectueux de la liberté de leurs compatriotes comme ces derniers doivent l'être de la leur.
 

[...] penser la communauté des citoyens à la place de la communauté du peuple. L'idée centrale de cette conception est que  l'identification des citoyens les uns les autres, doit se faire de manière privilégiée par le moyen de la constitution parce qu'elle est porteuse de principes rationnels relatifs à la protection des droits fondamentaux. Cela implique que les citoyens manifestent un attachement à l'Etat de droit plus fort que leur attachement à leur ethnie, à leur race, à leur sang, à leur nation, lesquels sont de toute façon disqualifiés.
 

 [...] Dans le contexte européen, le patriotisme constitutionnel signifie que l'appartenance à l'Union politique européenne ne résulte ni de la parenté géographique, ni la proximité culturelle, mais de la reconnaissance commune des principe de l'Etat de droit et des droits fondamentaux, sans lesquels il n'y aurait pas d'espace institutionnel stable pour l'exercice de la liberté. L'appartenance à une communauté de culture et d'histoire ne constitue plus, en revanche, le fondement nécessaire de la citoyenneté.

 [...] Depuis la création de l'Union Européenne, la formule rituelle n'a pas changé: "l'Union est fondée sur les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, ainsi que des principes qui sont communs aux Etats membres.
" (art. 6 du traité sur l'U E).
 

extraite tiré du dossier "Europe-Marché ou Europe-Puissance" "revue élément" n°151

http://www.revue-elements.com/images/imageelem/photoelem67.jpg

Mardi 6 mai 2014 à 21:27

 La nation est un problème, l'Europe est la solution

Vendredi 18 avril 2014 à 8:58

 le front national défend les frontières nationales pour lutter contre l'immigration facteur, selon lui, de l'exploitation des salariés. si l'arrivée d'immigrés, fragilisés par leur situation d'origine, permet de concurrencer, par le bas, le niveau de condition salariale, ce qui reste à prouver dans un pays où se pratique le smic et les conventions collectives, le nationalisme ne s'oppose pas à l'exploitation de peuples pour le profit d'autres. le discourt qui prétend préférer voir se développer les immigrés dans leur pays d'origine n'est qu'une vaste hypocrisie puisque, dans le même temps, sous couvert de non ingérence et de souveraineté des peuples, aucune action n'est souhaitée pour que ces peuples puissent s'épanouir et surtout pas pour acheter leurs productions à des prix plus élevés qui, pensent ils, pourrait remettre en cause notre niveau de vie. même de gaulle (dont j'aime son côté antiparti) ne l'a pas fait (voir sa franceafrique) dieu sait pourtant qu'il aimait parler de liberté des peuples. comment croire à la souveraineté d'un peuple quand celui-ci vit sous un régime autoritaire et exploiteur dont les dictateurs sont soutenus par des pays puissants dont la france fait partie? les frontières ne permettent pas le bien être mondial, ce système de nations est complice du capitalisme bien plus encore que le mondialisme. l'europe actuelle souffre d'ailleurs de ne pas être encore un véritable gouvernement européen mais un rassemblement de nations qui luttent non pas pour un bien européen collectif mais pour un bien supposé de leur nation respective; elles ne jouent pas le jeux du collectif, chacune s'efforce de tirer la couverture vers elle tout comme en intra nationale les classes sociales ou corporations et autres lobbies défendent leurs propres intérêts en faisant mine de lutter pour le bien commun (on l'a très bien vu pour la sncf lors de la réforme des retraites sous sarkozy).  quant au communisme et autre cgt, ont se souviendra du sort qu'ils ont fait aux autonomistes ou encore de leur absence d'intérêt des chômeurs avant l'apparition d'organisations comme AC! pour nous rappeler qu'ils ne sont là que pour faire marcher au pas "unifié" les salariés  dans une politique productiviste (et les non salariés alors? que deviennent ils?).  qui propose un revenu minimum garanti sans condition de recherche d'emploi? seul un monde fédéralisé avec des minimums vitaux, des salaires et une fiscalité harmonisés peut nous permettre de vivre dans une paix durable, de combattre efficacement toute exploitation des populations et de faire disparaitre, à long terme, les inégalités abyssales que nous connaissons aujourd'hui entre les individus. le mondialisme humaniste est l'orientation qu'il faut prendre même si les débuts seront difficiles car le but est honorable. par ailleurs, un régime nationaliste n'a jamais empêché les nationaux d'échapper à la misère ni d'échapper aux inégalités. traditions, identité sont des leurres qui implantent des frontières dans nos têtes et qui perpétuent des inégalités entre hommes et femmes, entre individus tout court ne serait-ce que dans les pays dits religieux, au nom des traditions sont aussi perpétuées des souffrances animales mais aussi humaine. l'individu nait libre et doit le rester. s'il existe une identité c'est celle de l'individu et non celle des masses. que chacun se juge soi- même plutôt que de juger l'autre. il est démonstratif que l'on puisse parfois se sentir plus libre dans une ville que dans un village.  un monde fédéralisé où la richesse des uns ne ferait pas scandal aux plus bas revenus est possible si l'on accepte de limiter le niveau de richesse, si l'on se scandalise du fait que des personnes puissent être propriétaire de plusieurs habitations quand d'autres n'ont pas même un toit,  si l'on se scandalise que des stars puissent collectionner des voitures tout en chantant la bohème et s'exiler pour échapper aux recettes collectives quand d'autres mangent à la soupe populaire. chanter la bohème et vivre dans ce luxe devrait faire rougir de honte, proner le nationalisme et tenter de ne pas participer pleinement aux recettes de l'Etat en plaçant de l'argent en suisse devrait faire rougir de honte. mais tant que des émissions comme gagner des millions ou autre jeux de lotterie feront recette, le scandal n'éclatera jamais.   combien de milliards faut il à un individu pour qu'il se sente rassasié? une quantité infinie car l'humain est ainsi, un puits sans fond. c'est donc au pouvoir politique de prendre le courage juste et de s'affranchir des lobbies mais aussi de brider son propre appétit pour instaurer ce plafond. et comme la plupart des choses du domaine économique et sociale que l'on veut appliquer efficacement et justement, il faudra que ce plafond devienne universel. c'est vers cet universalisme qu'il faut tendre. mais ça ne se fera pas d'un bon de géant, l'humanité devra entretenir sa patience ; chose bien difficile dans cette ambiance de zapping et de politique électoraliste de court terme. il parait que les français sont attaché à l'image royale du président et son folklore protocolaire, moi je préfère un président à l'image simple libéré de tout protocole mais à l'esprit royal; la noblesse dans l'âme plutôt que dans la forme.

Vendredi 29 octobre 2010 à 21:02

IL y a déjà des années que j'ai compris que la Patrie était un mythe. Patriote, c'est aimer sa terre, son environnement, aimer son peuple, sa collectivité et ses services publics (une Patrie sans Etat n'est pas). Mais l'environnement est toujours sacrifié au service de l'économie et la collectivité vit dans l'inégalité sociale avec un service public qui se désintègre toujours d'avantage pour le profit du tout privé.

J'ai compris que la Patrie n'était utilisée que pour faire rentrer les gens dans le rang pour les culpabiliser s'ils n'avaient pas l'esprit de sacrifice en temps de guerre et pour leur brider leur liberté de croire, de penser, de vivre leur différence, de faire des revendications sociales (d'ailleurs dans les luttes sociales , dans quel camp étaient les Maurras et autres natio?).

La Patrie finalement est un slogan qui ne met pas en pratique ce qu'il nous fait rêver. Elle est au contraire utilisée comme frein par des conservateurs qui veulent figer la langue, les traditions où celui qui ne suit pas est montré du doigt comme dans ces villages où celui qui n'allait pas à la messe le dimanche était mal vu par son voisinage; elle me laisse en image ces gens de la haute qui ne mélangent pas leur descendance avec celle du peuple tout en se disant  être son protecteur paternelle..

J'ai fini par me dire que si l'amour de sa terre natale et l'esprit collectif au niveau national avait un sens, ça en avait tout autant au niveau mondial.

La langue après tout ne sert-elle pas à communiquer? les coutumes ou traditions ne sont elles pas un fait vivant né de notre environnement et des évolutions autant technologiques que scientifiques?

Aussi, rien ne peut rester figé. Si le monde ne parlait qu'une seule langue nous nous comprendrions tous et l'information circulerait mieux encore et favoriserait ainsi le progrès de l'humanité (internet tant que cet outil reste libre va déjà dans ce sens ). S'attacher à sa langue devient un caprice pour l'art de la forme. Et s'attacher à ses traditions ou coutumes n'a de sens que si elles nous sont bénéfiques comme l'usage des plantes médicinales (à noter que c'est Pétain qui a supprimé le diplôme d'herboristerie) aujourd'hui on y revient mais que de temps perdu maintenant que ce savoir c'est évaporé dans les foyers. Et ce n'est pas le mondialisme qui en est la cause au contraire avec le mondialisme, si l'on avait laissé se transmettre ces connaissances, nous les aurions complétées avec celles des autres dans le monde en les mettant toutes en commun.

En fait plus la communauté est grande et plus les connaissances s'étendent (elles peuvent se compléter, se contredire et ainsi se perfectionner) alors que le nationalisme aurait tendance à tout mettre en compétition comme le capitalisme.

Non pour moi, le problème n'est pas d'aller vers le mondialisme mais vers quel mondialisme.

Et puis le nationalisme n'assure pas  un mieux être social; il permet de protéger l'économie de la concurrence étrangère mais pas les gens d'être exploiter à l'intérieur.

Sans les nations, il n'y aurait plus de risque de guerres faites en son nom; l'ennemi n'avancerait plus masqué derrière le drapeau national; le seul intérêt serait le bien vivre ensemble sur Terre avec la meilleur égalité sociale possible.

Plus nous resterons avec nos histoires de nation plus nous perdrons du temps dans l'harmonisation du monde.


Le combat réel se situe entre deux camps: ceux qui veulent conserver leurs richesses avec toujours plus de profits et ceux qui veulent qu'elles soient partagées. Ce combat sera plus efficace s'il est fait au niveau mondiale qu'au niveau national. Car s'il abouti, il sera définitif alors qu'une nation équilibrée sera toujours menacée d'être affaiblie par l'extérieur.

La France a commencé à décliner avec les guerres oui mais aussi avec la décolonisation; la fin des conquêtes. Tout comme l'Angleterre a connu son heure de gloire avec son avance sur la révolution industrielle qui lui a permis d'exporter notamment vers sa colonie l'Inde à qui elle imposait d'acheter ses tissus manufacturé avec le coton importé des Etats Unis qui pouvaient le lui vendre à très bas prix grâce aux esclaves noirs qui le récoltaient. Et elle a rencontrée des difficultés pendant la guerre de sécession et son aboutissement qui fut entre autre la fin de cet esclavage.

Pourtant si nos colonies avaient été traitées avec plus d'égalité elles ne se seraient sans doute pas révoltées et le mondialisme aurait déjà fait un  pas.

Et puis si l'on veut une répartition efficace des richesses, il faut une fiscalité internationale (européenne) puis mondiale car l'argent n'a pas de frontière. La richesse s'exile ,restent les pauvres entre eux comme cela se passe déjà en France au niveau communale où des villes regroupant trop de cas sociaux ne peuvent plus constituer de budget et se retrouve sous la tutelle préfectorale.

j'aspire plus à un monde harmonisé qu'à une patrie c'est pour moi l'évolution logique et naturelle (clans, seigneuries, nations
, continents, mondialisme).

Cela bien sûre se fera sur le très long terme et je serais mort bien avant que cela n' aboutisse mais l'humanité, elle, a encore des milliards d'années à vivre.

Mercredi 18 août 2010 à 13:43

 

 
Par étude, on sait que plus l'humain obtient du confort, plus il en redemande et ne veut pas se passer de celui déjà obtenu. Le progrès appel le progrès, aucun peuple n'a fait machine arrière de sa propre volonté.

Si financièrement tout est possible, matériellement et énergétiquement les ressources étant limitées, il y a forcément une limite impossible à dépasser dans le progrès planétaire généralisé.
Aussi la grande question est : puisque l'on nous dit que notre confort occidental est impossible à généraliser sur la planète, la mondialisation ne va t elle pas fatalement se réaliser à notre dépend, nous, occidentaux?

Si financièrement tout est possible, matériellement et énergétiquement les ressources étant limitées, il y a forcément une limite impossible à dépasser.Or, si financièrement il est possible de donner les moyens à la population mondiale d'améliorer son confort de vie, comment lui faire admettre qu'elle ne pourra jamais obtenir le nôtre et pire encore, comment accepter nous-mêmes de diminuer notre confort pour améliorer le leur?

Et il ne s'agit pas seulement de supprimer ou réduire les gadgets ou suréquipements, sûre qu'à ce niveau de grandes économies pourraient être faites dès à présent.

ET en admettant que nous fassions cet effort, il y aurait décroissance dans nos marchés intérieurs.Sauf si, justement, grâce à la mondialisation, à  cette ouverture des marchés, ce qui n'est plus vendu dans nos marchés intérieurs le sont à l'extérieur. Mais pour cela il faut qu'ailleurs ils nous achètent notre production.  Mais comment? par la force? 

Au XIXè siècle l'Angleterre, en pleine expansion industrielle, après l'avoir colonisée, détruisit tous les métiers à tissé de l'Inde  (industrie qui était alors le pivot de son économie) et  l'empêcha d'exporter son coton en Europe au profit du coton Sud américain nettement moins cher puisque encore récolté par les esclaves noirs   pour l'obliger à importer les filés et tissus anglais.

Aujourd'hui la guerre économique est généralement non militarisée et quand elle l'est, elle avance masquée. C'est l'entreprise qui offre le meilleur prix qui pénètre de facto le marché dans n'importe quel pays ou continent "ouvert"; c'est l'essence même du mondialisme.

La mondialisation a donc permis de réduire ce genre de conflit armé; surtout en Europe où justement il y a l'Europe. en contre partie, cette ouverture des marchés fait que l'entreprise n'a plus du tout d'attachement à aucun pays, seul le marché compte à ses yeux, et peut exploiter des salariés dans un pays ou continent du globe et revendre cette production à un autre.

On peut malgré tout espérer, comme Besencenot, que les salariés où le travail perdure revendiquent des augmentations de salaires.  Ainsi, ces derniers obtenus deviennent moins antisociales, moins nuisibles socialement aux régions où les salaires sont plus hauts. Mais cela n'est possible que si sa production, les salaires augmentés, se vendrait toujours.

C'est l'exemple que l'on a eut récemment en Chine où le gouvernement Chinois qui demandait l'augmentation  générale des salariés des grandes entreprises installées en Chine s'est vu devoir y renoncer face aux réactions des industriels européens et américains qui menacèrent de fermer leurs usines et entreprises installées sur le territoire chinois argumentant que si leur production chinoise se vendait c'était grâce à son coût faible rendu possible par les faibles salaires.

En même temps, si les pays consommateurs des fruits de cette production bon marché s'appauvrissent à leur tour faute de travail, à qui vendre cette production made in china? il faut donc, tout en délocalisant veiller à conserver un équilibre entre production à faibles salaires et capacité d'achat de cette même production. Un vrai casse tête dont les résultats sur les économie locales de la planète se voient sur le moyen et long terme.

Quel intérêt de bouleverser un équilibre déjà établi avant ces délocalisations massives? quel intérêt ou plutôt pour l'intérêt de qui? Le but de ces mouvements c'est toujours la recherche pour les entreprise sd'augmenter toujours plus ses marges, ses bénéfices. Comme le marché européens aboutissait à une limite de ses marges atteintes dû à des coûts de productions élevés, elles se sont dit allons produire où c'est pas cher et revenons vendre où les salaires sont plus haut. Sauf que pour qu'il y ait ces haut salaires il faut qu'il y ai du travail et du travail qui paie...

il faut donc qu'il y ai un équilibre qui permette aux pays dits riches de toujours consommer malgré la réduction de son nombre de salariés dû au nombre de délocalisations dont le but est de faire chuter le coût de production et donc celui des prix de ventes tout en augmentant les marges et donc les bénéfices des entreprises qui délocalisent.

Mais cet équilibre, il ne faut pas rêver, est limité dans le temps. Le temps pour ces entreprises qui délocalisent de pouvoir pénétrer de nouveau marchés de pays dits moins riches et donc avec une capacité des habitants pour consommer moins élevée grâce à des prix devenu plus faibles. Ainsi, au file de ce temps, les pays dits riches devront s'ajuster sur cette nouvelle économie aux petits prix et donc aux petits salaires.

C'est ainsi qu'aujourd'hui nous voyons des riches, détenteurs du capital poursuivre leur enrichissement et nous, salariés moyens ou petits salariés, nous appauvrir ou nous retrouver au chômage (chômage dont je dit toujours qu'il ne faut pas avoir honte puisqu'il est créé par l'économie actuelle dont se rendent complices les Etats et qu' au contraire il faut revendiquer un revenu du non travailleur qui permette de vivre bien avec un toit).

La conséquence de cette mondialisation du tout libéral où l'Etat s'efface face au marché global c'est que dans les pays où les postes de  travail diminuent, les caisses de l'Etat se vident
(diminution soit dit au passage qui est causée à la fois par les délocalisation mais aussi par le progrès technologique qui demande moins de postes pour autant sinon plus de production. Evolution technologique qui n'est pas un mal si, encore une fois on n'exclue pas les gens qui sont chassé du monde du travail et qu'il leur soit donner des moyens financier suffisamment élevés pour vivre bien et un toit. Sinon si le système n'est pas refuse que des non travailleurs vivent qu'il leur donne du travail avec une rémunération qui le leur permette, c'est le but constitutionnel du "droit au travail" qui n'est pas respecté).

 Ainsi, les caisses de l'Etat se vidant, ce dernier dégrade son système social alors que son besoin se fait croissant.

Ce déroulement actuel me fait comprendre la logique de Karl Marx qui voulait laisser le capitalisme faire son oeuvre à travers la mondialisation. Car, selon lui, l'issue du capitalisme ainsi libéré ne pourrait être que la révolte de masses populaires. Révolte dans les pays dits riches car appauvrissement  financier insurmontable et révolte dans les pays dits pauvres ou émergeant car exploitation inacceptable.
le problème des révolutions c'est que nous savons comment elles se déroule avec tous les espoirs qu'elles font naitre mais le résultats est souvent une marre de sang et un système qui se rétabli.

ET alors je me dis donc que la mondialisation c'est pas tout noir ou tout blanc. C'est un équilibre qu'il faut trouver. Or, aujourd'hui, cette quête de l' équilibre est confiée exclusivement aux entreprises, l'Etat se désengage de plus en plus. Et le problème est bien là.

L'entreprise ne vise pas collectif mais compétitif pour l'enrichissement d'elle même et des détenteurs de son capital. Alors peut être que le tout Etat démotive la production par moins de compétition (encore que cela soit question d'éducation). Mais au moins l'Etat, en tout cas en théorie, doit veiller au bien être de celles et ceux qu'il représente. D'où l'idée d'un Etat supranational, représentatif non plus des citoyens d'un pays mais des citoyens du monde!

Mais pour cela il faut que cet Etat soit indépendant de tout lobbies et incorruptible. Et là est bien sûre le gros problème. Car l'homme n'est pas un sage et plus il est loin plus il est difficile à surveiller. D'où la peur de cet Etat suprême, de cette mondialisation Etatique.

Mais alors, si nous refusons cette ultime tentative, il faudra assumer cette mondialisation capitaliste débridée car le capital, lui, n'y reviendra pas. Et si de toute façon nous revenions à un monde divisé de nations hermétiques, aux marchés fermés (protectionnisme), ce seront toujours les nations les plus fortes économiquement ou militairement qui feront la loi et alors ce sera le retour des nationalismes. Et il ne faut pas oublier qu'une nation forte ne veut pas dire un peuple fort ni un peuple riche; c'est comme le PIB ça... Une nation peut être forte et exploiter son peuple.

http://files.fluctuat.net/images/cms_flu/2/9/6/3/33692/40433.jpg

Vendredi 25 juin 2010 à 23:00

Vendredi 1er mai 2009 à 21:58

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