wattie

vivre ou survivre?

Lundi 19 mars 2012 à 20:15

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Passages du livre Marilyn Monroe, confession inachevée:


Je savais à quel point j'étais médiocre. Mon manque de talent, j'avais l'impression de le porter comme une robe bon marché. Mais, mon Dieu, comme je voulais apprendre! Me transformer, m'améliorer! je ne désirais rien d'autre. Ni hommes, ni argent, ni amour, mais la possibilité de jouer la comédie. Avec les projecteurs et la caméra braqués sur moi, je me voyais soudain telle que j'étais. Si maladroite, si vide, si inculte! Une orpheline morose avec une cervelle comme un petit pois!

Mais j'allais changer. Immobile et silencieuse, je regardais de tous mes yeux. ... J'avais un nouveau nom, Marilyn Monroe. Il me fallait renaître sous ce nom. Et mieux réussir cette naissance que la première fois.

...

elle me guida dans mes lectures. Je lus Tolstoï et Tourgueniev. Ces deux auteurs me passionnèrent... Mais je n'avais pas l'impression pour autant d'enrichir mon esprit.


Oui il y avait quelque chose de spécial chez moi, et je savais ce que c'était. J'étais le genre de filles qu'on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main.


Quand on est jeune et bien portant, on peut être résolu au suicide le lundi, et retrouver toute sa gaieté le mercredi.


Un homme était en train d'escalader la fenêtre de ma chambre. Je pris une grosse voix d'homme et lançai d'un ton indigné:

- Dites donc, qu'est ce que vous faites là?

L'homme ressortit la tête pour regarder dans ma direction.

- Allez vous en, criai-je, toujours de ma grosse voix, sinon j'appelle la police.

L'homme se mit à marcher vers moi. Tournant les talons, je pris mes jambes à mon coup.

Il était prêt de minuit. Pieds nus, avec une de ces chemises de nuit très succinctes, alors à la mode, qui m'arrivait juste en dessous de la taille, je courrais dans la rue totalement déserte.

... Ce n'est pas un cambrioleur, poursuivit l'inspecteur d'un ton sévère. Il connaît votre nom et votre adresse. Il revient après que vous l'avez chassé. De toute évidence il ...

L'autre policier, qui était en train de fouiller mon visiteur, lui sortit un pistolet de la poche.

-Hé, fit-il, coupant la parole à l'autre, c'est un 38 de service!Où vous avez pris ça?

A l'expression "38 de service" je compris qui était mon visiteur. C'était le policier aux yeux trop rapprochés qui m'avait aidée à toucher mon chèque ... Il s'était souvenu de mon nom et de l'adresse que j'avais inscrits au dos du chèque.

... Je racontais mon histoire aux inspecteurs. L'autre voulu nier mais les policiers trouvèrent sur lui une carte de police... ils l’emmenèrent.

Le lendemain, les inspecteurs revinrent me voir. Ils m'expliquèrent que le flic en question était nouveau dans le métier, qu'il était marié et qu'il avait un bébé de quatorze mois. Ils me sauraient gré, me dirent ils, de ne pas porter plainte contre lui, ce qui aurait été fâcheux pour la réputation de la police.


Le sexe est une chose bien déroutante quand il vous laisse de glace. Quand je me réveillais le matin,après mon premier mariage, je me demandais si le monde entier était fou, à faire en permanence un tel battage autour du sexe. C'était un peu pour moi comme si j'avais entendu vanter du matin au soir les mérites incommensurables de la poudre à récurer.

... Ensuite, quand je me mis à lire, je tombai sur des mots comme "frigide","marginale" et lesbienne". Je me demandai alors si je n'étais pas les trois à la fois.

Un homme qui m'avait embrassée une fois m'avait dit qu'il était bien possible que je sois lesbienne parce que apparemment le contact des hommes-en l’occurrence, le sien-ne provoquait chez moi aucune réaction. ... Sans compter cette tendance inquiétante chez moi à toujours éprouver du plaisir en regardant une femme bien faite.

Maintenant que j'étais amoureuse, je savais qui j'étais. Pas lesbienne, en tout cas. Quant au monde, il n'était pas fou d'être à ce point excité par le sexe. En vérité, il ne l'était pas assez.


La gentillesse est la plus étrange qualité que l'on puisse trouver chez un aman-,ou chez n'importe qui.


Je restais à la maison, prenais des courts d'art dramatique, lisais des livres.

Un, surtout, m'emballa plus que tout ce que j'avais lu jusqu'alors : l'autobiographie de Lincoln Steffens. C'était pour moi le premier livre qui semblait dire la vérité sur les gens et sur la vie. Un livre plein d'amertume, mais de force qui ne se faisait pas simplement l'écho de toutes les fables dont j'avais toujours eu les oreilles rebattues, selon lesquelles les gens s'aimaient les uns les autres, la justice triomphait en toutes circonstances et les gens importants de la nation agissaient toujours au mieux des intérêts de leur pays. Lincoln Steffens savait tout sur l'injustice et sur les pauvres gens. Il connaissait les mensonges dont se sevraient certains pour se pousser en avant, connaissait l'arrogance des riches. C'était à croire qu'il avait eu une existence aussi dure que la mienne. J'adorais son livre. Pendant que je le lisais, j'oubliais que je n'avais pas de travail et que je n'étais pas "photogénique".

...

-A votre place, dit-il à mi-voix, je n'irais pas clamer mon admiration pour Lincoln Steffens. Ca ne peut que vous attirer des embêtements. On va raconte partout que vous êtes une rouge.

-Une rouge? M'étonnais-je.

-Une révolutionnaire, précisa M. Mankiewics. Ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu parler des communistes?

-Pas beaucoup, dis-je.

-Vous ne lisez pas les journaux?

-Je saute ce qui m'ennuie.

...

Je n'arrivais pas à croire qu'on puisse s'en prendre à moi parce que j'admirais Lincoln Steffens. Le seul autre personnage politique que j'avais jamais admiré, c'était Abraham Lincoln. J'avais lu tout ce que j'avais pu trouver sur lui. C'était à mes yeux le seul Américain célèbre qui me ressemblait un peu, du moins dans son enfance.

Quelques jours plus tard, le service de publicité me demanda d'établir une liste des 10 plus grands hommes du monde. J'inscrivis en tête le nom de Lincoln Steffens et le type du service de publicité secoua la tête.

-Il va falloir rayer celui-là,dit-il. NOus ne voulons pas qu'on enquête sur Marilyn.

Je compris alors ... Je ne parlais donc plus jamais de lui, à personne... mais je continuai à lire le deuxième volume en secret et planquai les deux volumes sous mon lit ... ma première action clandestine.


Jamais un homme aux dents trop bien rangées ne m'a attirée. En vérité, les sourires de publicité pour dentifrice m'ont toujours déplu


J'avais rêvé toute ma vie d'avoir de l'argent, mais le million de dollars que J.H. m'offrait maintenant ne représentait rien pour moi.

-Je ne te quitterai pas, lui répondais-je. Et je ne te trahirai jamais. Mais je ne peux pas t'épouser, Johnny. Parce que tu vas guérir. Et plus tard, un jour ou l'autre, je risque de tomber amoureuse. ...

-Je ne guérirai pas et je veux que ma fortune te revienne quand je ne serai plus là.

Mais je ne pouvais pas dire oui. ... Il voulait être sûre que jamais plus de ma vie je ne connaîtrais la faim et la pauvreté.

... Joe Schenck a essayé de me convaincre.

-Qu'est ce que tu as a perdre?...

-Moi-même. Je ne me marierai que pour une personne que pour une seule raison-l'amour.

Il m'a demandé:

-Qui préfèrerais-tu épouser- un garçon pauvre que tu aimes ou un homme riche qui ne te déplaît pas?

-Un garçon pauvre que j'aime ais-je répondu.

-Tu me déçois, a-t-il rétorqué. Je te croyais plus fine mouche.

... Après sa mort ... je n'ai jamais regretté le million que j'avais refusé. Mais je n'ai jamais cessé de regretter ...,le meilleur homme du monde.


Les soirées hollywoodiennes non seulement me déconcertent, mais encore me déçoivent bien souvent. Et ma déception se précise par exemple lorsque je fais la connaissance d'une vedette que j'admirais depuis mon enfance. ... Je me suis souvent ainsi tenue silencieuse durant des heures au cours d'une réception à regarder mes idoles de l'écran se transformer sous mes yeux en fantoches sans envergure.


Les grands manitous des studios sont très jaloux de leurs prérogatives. Tout comme ceux de la politique, ils aiment choisir leurs propres candidats à la renommée. Ils n'aiment pas que le public s'en mêle et leur colle sur les bras une créature de leur choix en déclarant : "c'est elle qu'on veut."

Vendredi 25 mars 2011 à 10:19

 
 
Certains musulmans devraient lire ou relire le coran qui préciserait ceci : "dis à ceux qui ne as croire : "je n'adore pas ce que vous adorez et vous n'adorez pas ce que j'adore. A vous votre religion et à moi la mienne"

Puis ajoute le professeur Ali Ekber Toptchibachy "il n'y a pas de missionnaires dans l'Islam. Je n'ai pas le droit en tant que musulman de venir vous dire " soyez musulmans" ... JE NE PEUX PAS PRETENDRE QUE MA RELIGION EST MEILLEURE QUE LA VOTRE. Celà est absolument défendu par le coran ("la signification des rites" de l'alliance mondiale des religions aux éditions désiris)



Vendredi 7 janvier 2011 à 21:21

"... Il n'y a ni mal absolu ni bien absolu, juste de la pureté" (P.Smith)

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Source de l'image

  P
atti Smith, l'amoureuse de Rimbaud, de la poésie cognante de liberté. Sa vie qu'elle nous raconte ici est celle de sa naissance d'artiste femme; une naissance victorieuse de la faim et de la misère nourrie par l'amour, l'amour  tendre et réciproque d'un artiste homme, Robert, que l'on pourrait définir comme étant son négatif tant son art est plus torturé et sexué que le sien et tant il se déployait aisément dans les cercles maniérés de l'époque telle la cour warholienne.

tout son récit se lit comme un roman doux autant que dure, un sucré salé mais où le beau est à la hauteur du pure. Robert et Patti, l'alpha et l'oméga fusionnés que la vie et ses quêtes finissent par séparer sans jamais les éloigner...

"naviguer dans l'atmosphère enfumée et psychédélique ... ne m'avait pas préparée à la révolution qui grondait. Il flottait un sentiment de paranoïa vague et déstabilisant, la ville bruissait de rumeurs secrètes, on entendait des bribes de conversations annonciatrices de révolutions à venir. ... je me débattais dans le réseau dense de la conscience culturelle dont j'avais jusque là ignoré l'existence même"

"J'avais vécu dans un monde de livre ... pour la plupart du 19è siècle. Même si je m'étais préparée à dormir sur des bancs, dans le métro ou dans des cimetières jusqu'à ce que je trouve du boulot, la faim qui me tenaillait constamment me prenait au dépourvu."

"Je vivais dans mon monde, rêvais des morts et de leurs siècles disparus."

".. le dessin qu'il avait fait... Je n'avais jamais vu quoi que ce soit d'approchant. La date m'a frappée également: le jour de la fête de Jeanne d'Arc. Le jour précisément où je m'étais promis de faire quelque chose de ma vie devant sa statue"

"Je commençais à le connaître. Il avait une confiance absolue en son travail et en moi, mais il se préoccupait constamment de notre avenir, comment nous allions survivre... Selon moi, nous étions trop jeunes pour ce genre de soucis. La liberté suffisait à me satisfaire."

"C'était l'uniforme qui l'attirait, exactement comme c'étaient les aubes de l'enfant de choeur qui l'avaient attiré vers l'autel. Mais sa loyauté c'était à l'art qu'il la réservait, pas à l'église ni à la nation."

"Nous vivions de pain rassis et de ragoût en boîte. Nous n'avions pas la télévision, pas le téléphone, pas la radio. Nous avions notre électrophone, toutefois, et nous remontions le bras de sorte qu'un disque choisi passe encore et encore pendant notre sommeil."

"en regardant Jim Morrison, j'ai eu une réaction étrange. ... j'observais le moindre de ses mouvements dans un état d'hyperconscience froide. ... J'ai senti que j'étais capable d'en faire autant. ... J'ai ressenti à son égard à la fois de l'attrait et un certain mépris. Je sentais sa gêne profonde aussi bien que sa suprême assurance. Tel un saint Sébastien de la côte Ouest, il exsudait un mélange de beauté et de mépris de soi, et une douleur mystique. ... J'avais un peu honte de la réaction que leur concert avait déclenchée chez moi."

"Le garçon que j'avais rencontré était timide et avait des difficultés à s'exprimé. Il aimait se faire guider, se faire prendre par la main pour pénétrer sans réserve dans un nouveau monde. Il était masculin protecteur, tout en étant féminin et soumis. Méticuleux dans son habillement et ses manières, il était également capable d'un désordre terrifiant dans son travail. Ses univers étaient solitaires et dangereux, en attente de liberté, d'extase et de délivrance."

"Robert croyait en le loi de l'empathie, en vertu de laquelle il pouvait, par sa volonté, se projeter dans un objet ou une oeuvre d'art, et influencer ainsi le monde extérieur. Il ne se sentait pas racheter par le travail qu'il accomplissait. Il ne cherchait pas la rédemption. Il cherchait à voir ce que les autres ne voyaient pas, la projection de son imagination."

Dans la guerre entre la magie et la religion, la magie est-elle victorieuse en fin de compte? Peut être le prêtre et le magicien étaient-ils autrefois une seule et même personne, mais le prêtre, apprenant son humilité face à Dieu, a abandonné le sortilège au profit de la prière."

"J'aspirais à l'honnêteté,
mais découvrait en moi de la malhonnêteté.
Pourquoi se consacrer à l'art?
Pour se réaliser, ou pour la beauté du geste?"

"Je ne me reconnaissais pas dans les mouvements politiques. Lorsque j'essayais de les rejoindre, je me sentais submergée par une autre forme de bureaucratie. Je me demandais si dans tout ce que je faisais il y avait une chose qui avait un sens."

"J'étais assez indépendante de mes parents. Je les aimais, mais je ne me souciais guère de ce qu'ils pouvaient penser de ma vie avec Robert."

"Des artistes comme Cocteau ou Pasolini, qui confondaient la vie et l'art, il (Robert) les respectait, mais pour lui, le plus intéressant d'entre eux, c'était Andy Warhol, qui rendait compte de la mise en scène humaine dont sa Factory tapissée d'argent était le théâtre. Je ne partageais pas le sentiment de Robert sur la question. Le travail de Warhol reflétait une culture que je voulais éviter. Je détestais la soupe, et la boîte ne m'emballait guère. Ma préférence allait à l'artiste qui transforme son temps plutôt qu'à celui qui se contente de le refléter."

"Je voyais la candidature de Kenedy (Robert) comme une voie par laquelle l'idéalisme pouvait se transformer en action politique significative de sorte que quelque chose puisse s'accomplir afin d'aider vraiment les plus démunis."

" "J'ouvre des portes, je ferme des portes", écrivait il (Robert). Il n'aimait personne. Il aimait tout le monde. Il aimait le sexe, il détestait le sexe. La vie est un mensonge, la vérité est un mensonge. Ses pensées se terminaient sur une blessure en train de guérir. "Je me tiens nu quand je dessine. Dieu me tient la main et nous chantons ensemble." Son manifeste d'artiste"

"Dans mon imagination livresque, l'homosexualité était une malédiction poétique ... je pensais qu'elle allait irrévocablement de pair avec l'affectation et l'extravagance. Je m'enorgueillisais de ne pas porter de jugement, mais j'en avais une conception étroite et provinciale. ... Je ne comprenais pas pleinement leur univers."

"J'ai compris qu'il avait essayé d'abjurer sa nature, de renier ses désirs, afin de nous préserver. ... Il avait été trop timide trop respectueux, il avait trop peur de parler de ces choses, mais on ne pouvait en douter, il m'aimait toujours, et je l'aimais aussi."

"Il avait lui aussi un chemin à suivre et n'aurait d'autre choix  que de m'abandonner en route. Nous avons appris que nous voulions trop. Nous ne pouvions donner qu'en fonction de ce que nous étions et de ce que nous avions. Séparés, nous réalisions avec une clarté plus éclatante encore que nous ne voulions pas être l'un sans l'autre."

"Lui et moi nous étions donnés à d'autres. A trop tergiverser nous avions perdu tout le monde, mais nous nous étions retrouvé. Ce que nous désirions, sans doute, c'était ce que nous avions déjà: un amant et un ami avec qui créer, côte à côte. Etre fidèles, sans cesser d'être libres."

Dimanche 26 décembre 2010 à 16:16


N
ée Norma Jeane Mortension à Los Angeles le 1er juin 1926 d'un père absent et d'une mère folle (elle sera directement mise en pension puis diverses familles d'accueil; Marilyn est une gémeau: "Jekyll and Hyde, two in one" dira t elle d'elle même et ce livre "Marilyn Monroe - fragments" plutôt que le mirage des studios d'Hollywood dont elle voulait s'affranchir nous révèle à traverses ses écrits intimes ici rassemblés le côté pure et romantique mais torturés de cette icône qui aurait voulu interpréter le rôle de Baby Doll d'Elia Kazar en 1956.

Comme le dit si bien Antonio Tabucchi dans la préface joliment bien titrée "la poudre du papillon" :

".. car si les personnes faiblement sensibles et intelligentes ont tendance à faire du mal aux autres, les personnes trop sensibles et trop intelligentes ont tendance à se faire du mal à elles-mêmes. Parce que ceux qui sont trop sensibles et trop intelligents connaissent les risques que comporte la complexité de ce que la vie choisit pour nous ou nous permet de choisir, ils sont conscients de la pluralité dont nous sommes faits non seulement selon une nature double, mais triple, quadruple, avec mille hypothèses de l'existence."

"voila le problème de ceux qui sentent trop et comprennent trop: que nous pourrions être tant de choses, mais il n'y a qu'1 vie et elle oblige à être 1 seule chose : cela que les autres pensent que nous sommes" (M.M.)

"elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrache ses vêtements" (A.T.)


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"J'ai toujours ressenti le besoin d'être à la hauteur de ce que les aînés attendaient de moi,... je ne me sentais bien qu'en compagnie de gens plus jeunes ou plus âgés et avec eux je devenais une enfant en avance qui s'adaptait facilement sauf sur les terrains où sa propre classe d'âge, celle des 15/21ans, se trouvait impliquée...Toutes mes jalousies infondées étaient abolies par mon désir de me sentir une vraie personne prête à affronter des problèmes moins superficiels que ceux d'une ado typique"

"J'étais probablement une grande introvertie mais comme j'aimais les gens et avais des amis partout où je faisais l'effort de les cultiver, ma vie était peut être plus équilibrée qu'elle n'aurait pu l'être"

"ce n'es pas si drôle de se connaître trop bien ou de penser qu'on se connait. Chacun a besoin d'un peu de vanité pour surmonter ses échecs"

"Je ne supporte vraiment pas les êtres humains parfois. Je sais qu'ils ont tous leurs problèmes comme j'ai les miens mais je suis vraiment trop fatiguée pour ça. Chercher à comprendre, faire des concessions, voir certaines choses cela m'épuise tout simplement"

"Seuls quelques fragments de nous touchent un jour des fragments d'autrui. La vérité de quelqu'un n'est en réalité que ça - la vérité de quelqu'UN. On peut seulement partager le fragment acceptable par le savoir de l'autre ainsi on est presque toujours seuls."

"Mes sentiments ne trouvent pas à se développer dans les mots"

"Je trouve que la sincérité et être simple et directe comme (possiblement) j'aimerais est souvent pris pour de la pure stupidité mais puisqu'on n'est pas dans un monde sincère il est probable qu'être sincère est stupide" (1955-1956)

"j'ai toujours admiré les hommes qui avaient plein de femmes cela doit être ainsi quand on est l'enfant d'une femme insatisfaite. La monogamie est une idée creuse"

"2 et 2 ne font pas forcément 4"

"les expériences avec n'importe quel groupe impliquent l'exclusion. On doit distinguer les différents membres d'un groupe. Je n'ai jamais été très bonne pour appartenir à un groupe - Je veux dire un groupe de plus de 2 personnes"

"Je suis à l'aise avec les gens en qui j'ai confiance, que j'admire ou que j'aime, les autres je ne suis pas à l'aise avec eux"

"Dès que j'entre dans une scène je perds ma relaxation mentale pour je ne sais quelle raison ... Ma volonté est en éveil mais je ne peux rien supporter. J'ai l'air folle mais je crois que je suis en train de devenir folle. Merci de laisser Paula m'aider sur le film elle est la seule femme chaleureuse que j'ai jamais connue. C'est seulement au moment où j'arrive devant la caméra que ma concentration et tout ce que j'essaie d'apprendre m'abandonnent. alors je me sens comme si je ne faisais plus partie de l'humanité" (1956 pdt le tournage du film arrêt d'autobus)

"Je suis très sensible aux gens persécutés dans le monde mais je me suis toujours interdit de répondre à des questions personnelles touchant la religion"

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"... je ne sais pas - je ne sais rien. IL est arrivé QUELQUE CHOSE  je crois qui m'a fait perdre ma confiance. Je ne sais pas ce que c'est. Tout ce que je sais c'est que je veux TRAVAILLER. Oh Paula, j'aimerais tant savoir pourquoi je suis si angoissée. Je pense que je suis peut être folle comme l'ont été les autres membres de ma famille (ndlr sa grand mère et sa mère), qaund j'étais malade j'étais sûre de l'être. Je suis si heureuse que tu sois AVEC moi ici!" (1956)

"Quand je commence à me sentir soudain déprimée d'où cela provient-il (dans la réalité) peut être trouver la trace d'accidents du temps passé- sentiment de culpabilité? Prends conscience de tous les aspects sensibles. N'aie honte d'aucun sentiment ne les écarte pas non plus même légèrement. Ne pas regretter d'avoir dit ce que j'ai dit si je le pensais vraiment même lorsque ce n'est pas compris"

"plus j'y pense plus je me rends compte qu'il n'y a pas de réponses la vie doit être vécue et puisqu'elle est comparativement si courte (peut être trop courte - peut être trop longue - la seule chose que je sais, avec certitude, c'est que ce n'est pas facile) maintenant que je veux vivre et que je me sens d'un coup pas vieille pas préoccupée par les choses d'avant sauf me protéger moi - et ma vie - et de désespérément (prier) dire à l'univers que j'y crois" (1955/1956)

"Ma vie entière me déprime depuis toujours - comment puis je incarner une fille aussi gaie, juvénile et pleine d'espoirs - je me sers de ce dimanche de mes 14 ans où j'étais tout cela mais ... quelque chose s'emballe en moi dans la direction opposée vers la plupart des jours dont je peux me souvenir"

"...continuer à  regarder autour de moi - et même beaucoup plus - observer - pas seulement moi-même mais les autres et toute chose - prendre les choses pour ce qu'elle valent. dois faire de gros efforts pour travailler sur les actuels problèmes et phobies qui proviennent de mon passé- faire beaucoup beaucoup beaucoup plus plus plus plus d'efforts dans mon analyse..."

"Je sais que je ne serai jamais heureuse, mais je peux être gaie"

"j'ai une conscience très forte de la critique de moi-même mais je crois que je suis en train de devenir plus sage et plus tolérante à ce sujet"

"j'essaie toujours de clarifier et de redéfinir mes objectifs"

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1961, Marilyn croyant entrer à l'hôpital pour une cure de repos se retrouve enfermée malgré sa volonté dans une cellule psychiatrique à New York pendant 5 jours.

..."Je ne vous ait pas donné de nouvelles car j'étais enfermée avec tous ces pauvres fous. Je suis sûre de devenir folle si je reste dans ce cauchemar..."

"Il n'y avait aucune empathie à la Payne Whitney et cela m'a fait beaucoup de mal. ON m'a interrogée après m'avoir mise dans une "cellule "(c'est à dire en béton et tout) pour les grands AGITES, les grands dépressifs, sauf que je me sentais dans une sorte de prison pour un crime que je n'avais pas commis. J'ai trouvé ce manque d'humanité plus que barbare. On m'a demandé pourquoi je n'étais pas bien ici (tout étais sous clé;il y avait des barreaux partout, autour des lampes, sur les armoires, aux toilettes,aux fenêtres... et les protes étaient équipées de petites fenêtres pour que les malades soient visibles tout le temps; il y avait aussi sur les murs le sang et les graffitis des patients précédents). J'ai répondu qu'il faudrait que je sois folle pour aimer être ici...

Je pense que les médecins devraient apprendre quelque chose, mais ils ne sont intéressés que par les choses qu'ils ont apprises dans les livres... Peut être pourraient ils apprendre d'avantage en écoutant le mal de vivre d'un être humain. J'ai le sentiment qu'ils se préoccupent plus de discipline...

Ils m'ont demandé de me mêler aux autres patients; d'aller en ergothérapie. Pour quoi faire? leur ais je demandé. Vous pourriez coudre, jouer aux dames, aux cartes mêmes, ou encore tricoter... Ces choses étaient vraiment au plus loin de moi.

ls m'ont demandé pourquoi je me sentais différente alors je me suis dit que s'ils étaient assez bêtes pour me poser de telles questions, je devais leur donner une réponse toute simple: aussi ais je dit : parce que je le suis.

Le 1er jour, je me suis "mêlée" à une malade... Elle m'a suggéré d'appeler un ami pour me sentir moins seule. ... On m'avait dit qu'il n'y avait pas de téléphone à cette étage. ... Elle a paru choquée et bouleversée et m'a dit "je vais vous conduire au téléphone". ... Au moment où j'allais décrocher, un garde m'a arraché l'appareil des mains et m'a dit très fermement : VOUS n'êtes pas autorisée à utiliser ce téléphone. Et eux qui s'enorgueillaient  de leur atmosphère "comme à la maison". Je leur ai demandé (aux médecins) ce qu'il entendait par là. ... Eh bien, au 6è, on a de la moquette partout au sol et du mobilier moderne, à quoi j'ai répondu : oui, exactement ce que n'importe quel architecte d'intérieur peut fournir ... mais puisqu'on y traite des êtres humains, pourquoi ne pas avoir la moindre idée de ce qui fait l'intérieur d'un être humain?

.... Je pensais pas qu'on vous traiterait ainsi me dit la malade puis ajouta : je suis là à cause de ma maladie mentale; je me suis coupé la gorge plusieurs fois et tailladé les poignets, m'a t elle répétée 3 ou 4 fois. J'ai pensé à un refrain:

Mêlez vous les uns les autres mes frères sauf si vous êtes nés solitaires


Samedi 7 août 2010 à 9:25

http://www.cgjung.net/publications/images/cg-jung-ou-l-experience-du-divin.jpg


"Je ne crois pas je sais"

Jung, le trait d'union entre mysticisme et psychanalyse.  Jung se désole de voir ces croyants qui se "contentent de suivre aveuglément les dix commandements de l'ancien testament sans chercher à les comprendre et ne vivent pas la foi dans leur coeur". Pour Jung, "la vérité religieuse est un contenu de l'âme et non une relique abstruce du passé". Lui ce qu'il veut c'est une foi ardente et vivante il veut la vivre au plus profond de lui même il ne veut pas de dogme inconditionnel il veut ressentir le divin. Comme tout scientifique qu'il a été, comprendre a toujours été pour lui le mot de la fin. Toute sa vie il tentera faute de pouvoir prouver l'improuvable. "J'ai fait des expériences inexprimables, secrètes car on ne peut jamais les dire exactement et que personne ne peut les comprendre ..., un secret à la fois vivant et merveilleux" "nul ne peut comprendre ces données tant qu'il ne les a pas lui même vécues". A propos de Dieu il dira "je ne crois pas je sais"

En plus de ses "visions"  qu'il a dès son enfance,
de ses expériences vécues au court de ses pratiques thérapeutiques et des phénomènes de synchronicité Jung vécu vers la fin de sa vie
l'expérience de la mort imminente (ou NDE) où il sorti de son corps et vécu ce qu'il appel l'individuation; la rencontre du soi, sa nature éternelle. Ce fut la réalité de l'âme et de la psyché. "Ce qui se passe après la mort est si infiniment grandiose que nous ne pouvons pas le concevoir." "la vraie vie est au-delà de notre existence terrestre provisoire". Jung fut d'ailleurs très déçu que son corps reprenne vie; "sur terre, il se sentait comme dans une prison, chaque homme enfermé dans la caissette de son petit moi,soumis aux médiocres désirs.Il en voulait à son médecin de l'avoir arraché à la béatitude céleste qui lui était offerte."


Quelques passages du livre

"l'ancienne psyché vient d'une constellation d'engrammes,des archétypes jaillis de la nuit des temps et fixés dans les gènes de l'ADN" "la psyché est une entité autonome, et pas seulement une machine à produire de la conscience."

parlant de son père pasteur mais qu'il aurait pu dire de tant d'autres dits religieux "quand il prêchait ce qu'il disait sonnait fade et creux comme une histoire racontée par quelqu'un qui ne la connaît que par ouïe-dire"
"Le temple devint pour moi une source de tourment, car on y prêchait Dieu sans pudeur. ... On vous force à croie à ce Mystère ineffable, en vous menaçant de l'enfer. Or le Mystère ne relève que de la certitude intime." ... "les gens paraissent avaler sans réfléchir toutes les contradictions". ... "POur lui la religion n'est pas uniquement une adhésion à un système complexe et intangible de rites et de croyances dogmatiques, mais d'abord un acte personnel par lequel un homme établit sa propre relation à Dieu".

"Il respectait les végétaux, qu'il se refusait à arracher pour les faire sécher, car ils sont des êtres vivants qui n'ont de sens que s'ils fleureissent; une pensée de Dieu".

A propos de Nietzsche
"IL n'était pas athée. Son affirmation provocatrice: Dieu est mort ne concernait que le Dieu des religions du Livre, et notamment le protestantisme qui l'avait marqué, le Dieu juif de la crainte, le Dieu vengeur qu'il estimait inventé par les prêtres pour contraindre l'homme à une morale qui le coupait de la vie."

 
"Le rêve essaie de nous dire quelque chose, il faut l'écouter"
 
 
"lorsque la libido est bloquée par un refoulement entraînant une dépression, on peut restaurer la fonction de réalité, en un mot l'énergie vitale, grâce à diverses activités : la sexualité, certes, mais aussi l'art. Le secret de la réussite vitale est la libération de la libido par ces divers canaux."

A propos de Freud:
"La névrose de Freud venait de son athéisme. ... La théorie sexuelle n'était qu'un prétexte pour assurer l'autorité personnelle de Freud, son désir de puissance qu'avait dénoncé Adler... Réduire la religion à un besoin sexuel, c'était soi-même se prendre pour le messie."

"... Ce qui vient de l'inconscient n'est pas uniquement personnel, mais peut surgir d'un ailleurs collectif inimaginable"
"Il existe dans l'âme des choses qui ne sont pas faites par le moi, mais qui se font d'elles mêmes et qui ont leur vie propre. C'était la confirmation de l'inconscient collectif, cette psyché autonome au coeur de notre psyché personnelle"

"Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant. Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement des sens. Toutes les formes d'amour,de souffrance, de folie. Il cherche lui-même"
 
 

"Ferme les yeux et tu verras"


 
 
"L'individuation exprime le processus biologique,..., par lequel toute créature vivante devient ce qu'elle est d'emblée destinée à devenir"
"En général, l'individuation devient possible dans la deuxième moitié de sa vie, la première étant accaparée par le moi suractif"
"En tant que chemin de la sagesse et de la totalité, elle peut devenir un but de l'existence"
"Le moi reste présent et actif, il garde la responsabilité de l'action, sinon on part à la dérive"
"Le corps de diamant, nous l'avons dit, c'est le soi, image de Dieu en l'homme, Dieu étant la puissance créatrice de l'Univers."
"Le méditant s'il n'est pas attentif, peut manquer le Soi de deux manières : l'assoupissement ou la distraction. Tous ceux qui ont pratiqué la messe savent de quoi je parle".
"L'âme est une entité aussi réelle que le corps... corps et esprit ne sont pour moi que des aspects de la réalité psychique.L'expérience psychique est la seule expérience immédiate.... La pensée nous ouvre les voies de la divinité"

"Dans la société patriarcale de son époque, il (Jung) révolutionnait l'idée que l'on se faisait de la femme. Il prônait l'égalité par la complémentarité du masculin et du féminin... nOn seulement il avançait cette théorie mais il la mettait en pratique en incitant les femmes de sa vie à devenir analystes. ... Aujourd'hui encore les femmes psychiatres junguiennes ne se comptent plus."
"Jung demeurait formel sur ce point : La femme devait se libérer, égale à l'homme, bien que différente de nature."

 
 
Vivre en harmonie avec ce qui est éternel, la nature

 
 
 
"Il éprouvait surtout un besoin intense de solitude au coeur d'une nature préservée, placée sous le signe de l'eau"
"Il se ressourçait ... comme répandu dans le paysage et dans les choses; et il vivait lui-même dans chaque arbre, dans le clapotis des vagues, dans les nuages, dans les animaux et les objets"
"La perte de nos racines a créé un vide dans notre civilisation et pourtant l'évolution est inévitable, comme inscrite dans nos gènes. Nous sommes jetés dans une cataracte de progrès, elle nous pousse vers l'avenir, avec une violence d'autant plus sauvage qu'elle nous arrache à nos racines"
"Le mal des temps modernes est la perte de la foi, la course aux biens exclusivement matériels, l'hypertrophie du moi, le rationalisme scientifique oublieux de ses sources".

"La souffrance humaine demeurait pour le docteur Jung une préoccupation essentielle"
En Orient, on cherche à s'en débarrasser en y renonçant. En Occident, on utilise des drogues. Mais la souffrance doit être dominée et onne le peut qu'en la supportant.Cela, nous l'apprenons seul à travers lui.en disant cela, il me montra le crucifix."

"Jung ne pratiquait aucune religion"... En revanche il était fier de ce "mysticisme" dont Freud le gratifiait ironiquement."
"Dans les choses de Dieu, l'homme doit se taire et non émettre des affirmations arrogantes sur ce qui est plus grand que lui"
"Je suis le premier à avoir signaler l'importance éminente de la religion et à avoir établi un rapport entre psychothérapie et religion"
"Jung avait constaté très tôt que l'âme crée des images à contenu religieux, qu'elle est religieuse par nature"
"A la question pourquoi l'homme a t il toujours été religieux? IL répondait des facteurs numineux forment l'essence de l'intellect humain et de la vie émotionnelle. Toute sa vie confirmera ce constat, qu'il s'agisse de sa pratique thérapeutique, ou de ses expériences intérieures personnelles. c'est pourquoi la fonction religieuse est chez l'homme aussi naturelle et importante que la fonction sexuelle".
"L'homme qui n'est pas encré dans le divin n'est pas en état de résister à la puissance physique et morale qui émane du monde extérieur. Il a besoin de son expérience intérieur, de son vécu transcendant."

L'Européen s'est, par son évolution historique, tellement éloigné de ses racines, que finalement son esprit s'est divisé en croyance et connaissance. L'Européen a une science de la nature mais il sait peu de chose sur sa propre nature".

"Longtemps il demeura au contact d'Emma (sa défunte femme) dans le silence audible, un sentiment ineffable de proximité au delà de la mort .
"Soit on est pour ainsi dire entrainé dans la mort, soit, à l'inverse, ce poids nous charge d'un devoir que l'on doit remplir dans la vie. Une partie du défunt est comme passée dans la vôtre et vos oblige à accomplir quelque chose. On accomplit par là la mission reçue du mort".

"Le doute et l'incertitude sont les inévitables composantes d'une vie complète"

Dimanche 26 juillet 2009 à 16:10

Beaucoup de choses évoquées dans ce film, la banalisation de la mort de l'autre par le sens du travail bien fait, la culpabilité d'avoir aimé sans le savoir une complice de la mort et de l'aimer encore après connaissance des faits. La honte, celle de ne pas avoir atteint le niveau de culture  moyen et préférer la peine la plus lourde plutôt que d'avouer son analphabétisme, comme les handicapés n'osent affronter la rue à cause de ses moqueries, de sa brutalité. La non solidarité de ses semblables où la fidélité ne fonctionne que lorsque le pouvoir est avec eux. La justice, plus aptes à condamner les exécutants que les hauts responsables du système en lui même. Cette même justice qui ne défend  pas la moral mais la loi selon les textes existants de l' époque où sont jugés les faits.

 Que penser de ces procès qui  condamnent  des hauts responsables nazis qu'une fois ces derniers mis à la retraite car plus utilisables par les sociétés ou administrations (combien de hauts responsables nazis ont été recrutés par la C.I.A.?)?

Combien d'autres, en France, sont ils devenus haut fonctionnaires ou pire encore  ont été embauchés dans les services de la justice?

 On a eut beau juger des criminels et des complices nazis choisis ou pris entre les mailles des filets des organisations privées, tant que des régimes et notre civilisation accepteront l'injustice sociale,  et qu'aucune démocratie ne condamnera ouvertement tout non respect de la nature humaine et de ses droits fondamentaux ou, pire encore, commercera avec les Etats  assassins, cette justice perdra en crédibilité et conservera un arrière goût  d'hypocrisie et de tromperie ...  de diversion, comme un personnage du film le dit. Alors on la soupçonnera de servir un camp et non la justice.

Dimanche 5 juillet 2009 à 14:31


Merci à Séverine pour cette vidéo

Vendredi 1er mai 2009 à 12:03

http://wattie.cowblog.fr/images/130x216.jpg   Pas évident de lire ce livre quand on aime Indochine du début et encore d'aujourd'hui, encore moins d'en parler. Avant de me le procurer, j'ai crains qu'il ne tombe dans le vice d'un Voici et se contente de nourrir un voyeurisme malsain. En fait tout au long de la lecture on ressent la douleur du frère aîné. Bien sûre il y a aussi son amertume envers son frère Nicolas, sa mère et le monde de la musique en générale (maison de disque, producteurs, médias... et certains groupes ou artistes eux mêmes).

Certains diront qu'il a voulu régler ses comptes ou pire se faire de l'argent. Moi je pense qu'il  veux surtout redonner la lumière à ses êtres chers disparus que sont son frère Stéphane et son père dont sa mère semble avoir pourri sa vie.

A travers l' histoire personnelle de ce livre, on peux faire le parallèle avec la vie en générale, ses histoires de famille qui sont rarement paradisiaque et le comportement des personnes face à la maladie d'un proche dont sa vie est menacée (je le sais pour avoir vécue la mort de  mon épouse malgré notre lutte contre son cancer. Combien ont préféré ne pas faire face à la maladie, je sais que cela n'est jamais simple) . On y voit la puissance dévastatrice de l'argent comme toujours, l'opportunisme des faux amis toujours plus nombreux, l'envers du succès...


Encore une fois les êtres sensibles ne sont pas épargnés
dans cette vie du tout économique.


Plus que mon avis personnels je vous livre certains passages de ce livre:

Stéphane a placé l'amitié et les valeurs humaines au dessus de tout le reste...
Stéphane était le plus juste d'entre nous...au dessus de la méchanceté des Hommes...Il est temps qu'un véritable hommage lui soit rendu...que cela puisse servir aux parents, aux enfants et aux ados.

Je suis plus proche de stéphane que de Nicolas...On explore parfois la vie ensemble..Sauf quand Nicolas et Stéphane sont entre jumeaux ...ils jouent alors avec leurs petits soldats en plastique dans leur chambre et ces moments là sont quasi impénétrables.Je m'isole donc dans ma chambre.

Nous sommes comme tous les ados: subjugués par la musique d'autres jeunes à peine plus âgés que nous, par leur réussite,... par cette façon de prolonger l'enfance dans un monde d'adultes auxquels il est possible de faire un magistral pied de nez.

...Nicolas est en fait très occupé. Il se rode au métier de la communication , tout seul, avec pour guide le flux commercial de cette radio périphérique (Europe 1). Son magasine est un peu enfantin, mais l'intention s'y trouve. Elle reflète une sorte de frénésie créative, mais une création par mimétisme.

  Je constate que le LSD tout comme le shit et l'herbe conduit de façon quasi systématique à une marginalisation. Il me faudra quasi 1 an pour sortir de cette dépression passagère et de ma coquille. Cette expérience me permet de réaliser que les tensions à la maison créent en moi une sorte de déficit affectif que je reporte sur l'amitié ou ma petite amie.

Stéphane est très affecté (par la mort de son ami) il porte en permanence la photo de son camarade sous son pull agraffée au niveau de son coeur...
  En 75 je l'avait aperçu à une manif étudiante. Ils portaient à l'époque un drapeau noir. Le SO du syndicat les avait éjectés avec brutalité choquante."c'est la dernière fois que je vais à une manif... on nous sollicite pour servir de moutons dociles à ces syndicats qui font ce qu'ils veulent".

78-79 à cette époque de l'héroïne ... circule dans les milieux Punks parisiens. Cela conforte le précepte "sex drug et rock'n roll" stupidement proné par quelques journalistes branchés.

 "Avec nos disques d'or, on a chacun reçu un petit synthé en plastique. Les managers sont arrivés avec de grosses mercedes neuves" (Dominique ex guitariste d'Indochine).

Gainsbourg Gainsbourré:

(Stéphane à propos du clip tes yeux noirs:) "Gainsbourg était complètement bourré. Il a fait n'importe quoi. Il regardais dans le viseur de la caméra en disant Super! Il avait même pas remarqué qu'il y avait encore le cache! Gainsbourg a fait de la merde. C'est nul à chier!
(Christophe:) Je vous avais dit qu'en prenant Gainsbourg, il ne ferait pas un clip pour vous mais pour lui.
(stéphane:) Ouai mais tu sais bien, c'est Nicolas qui a tout organisé...

Je tombe sur une interview de Gainsbourg qui fait en regardant la caméra droit dans les yeux:"Dans la vie, il faut baiser les autres avant que les autres ne te baisent. Il ponctue sa phrase d'un bras d'honneur. Nicolas n'a pas eut de rôle dans un film de Gainsbourg... Le grand Serge semble avoir rapidement oublié sa promesse.

Alors que Stéphane est déjà hospitalisé pour son hépatique grave Niolas:"Allô, Christophe?...Eh bien le concert s'est super bien passé,super succès,et,c'est bizarre,personne n'a rien remarqué!J'ai dit que Stéphane était malade comme un chien,et voilà.Ca a super bien marché.
Christphe:"Nicolas, tu te rends compte de ce que tu dis?S'il l'apprend,ça va lui détruire totalement le moral."

Un enfant nait, un frère s'en va... l'un de mes ongles s'enfonce dans la chair de mon pouce...pour que la douleur fasse diversion.

Stéphane m'a laissé ses musiques, celles qu'il voulait absolument voir exister car les autres (d'Indochine) les lui avaient refusées (il préparait un album solo avec son frère Christophe. Stéphane en 98:"Maintenant j'en ai marre, on fait mon album solo, sinon ça ne sortira jamais. En tout cas ces morceaux là, ce ne sera pas pour Indochine").

La dernière fois que j'ai vu Nicolas, en mars 99, je lui ai dit que s'il ne voulait pas des compositions de Stéphane, je me débrouillerais pour faire en sorte que ses amis participent à l'élaboration finale de ce projet d'album solo, pour lui rendre hommage. Ensuite, Sophie (ex-épouse de Stéphane) a tenté de récupérer les bandes et notre travail par voie de justice.

Dominique a commencé à travaillé sur un des morceaux de Stéphane qu'il trouvait très bien, mais il a été obligé d'arrêter.

Dominique a demandé au groupe d'arrêter en 92, pour que Stéphane se soigne, ou se fasse sopigner.Celà lui a été refusé. Il est parti à cause de ça surtout.

Gaëlle, une amie de Stéphane rencontrée au tout début de son engagement à la LCR résume bien Stéphane:

"Le fait qu'ils aient eu du succès, que ça ait marché à fond, ça ne lui est jamais monté à la tête. Il est toujours resté ce qu'il était, avec un peu plus de fric peut être à certains moment pour aider des gens. Mais dans tous les cas, toujours le même comportement, toujours le même point de vue, toujours les mêmes idées. Il est resté vachement fidèle à ça, et à ses amis aussi. Il ne nous parlait pas trop d'Indochine en fait. Je pense en plus que quand il nous appelait, c'est qu'il avait besoin de prendre l'air par rapport à ça, donc il nous en parlait peu. Il ne jouait pas les petites starlettes. Il n'en parlait pas non plus pour cette raison-là, je pense.

Vis à vis de Nicolas, il avait une drôle de relation. Stéphane était vraiment quelqu'un qui valait le coup, mais tu avais l'impression qu'il se laissait complètement embarquer par son frangin. Quand je voyais Stéphane seul, il n'était pas le Stéphane que je voyais quand Nicolas était là. Je me demandais toujours pourquoi il se faisait embarquer par son frangin qui pour moi était un type assez peu sympathique. Nicolas, dans la presse et tout, mettait vachement en avant sa relation avec Stéphane. Tu avais l'impression qu'il insistait là dessus, l'affaire des jumeaux et tout ça. Ca faisait partie de la notoriété du groupe".

Stéphane ne pouvait supporter que des gens soient sans argent, sans logement.
S'il avait du liquide sur lui,il donnait tout au premier SDF qu'il croisait. Un soir...en 90, il sortait d'une télé, et en rentrant par le métro, voyant un jeune SDF sur le sol de la station, il lui a remonté le moral, lui a laissé son pull, son blouson, ses cigarettes, tout l'argent qu'il avait sur lui, puis il est rentré en T-Shirt, en plein hiver. Il était comme ça Stéphane.


Lundi 13 octobre 2008 à 11:06



Depuis 2002, la Belgique demande à l'Europe
 d'interdire le fluor

Merci à D. pour ces liens

Lundi 6 octobre 2008 à 18:59


A qui profite les crises?

 Comme George Orwell dans son roman politique "1984" où la dictature s'imposait en faisant croire au peuple qu'il était en guerre, Naomi Klein, Invitée aujourd' hui sur I Télé, dénonce dans son livre "la stratégie du choc" comment les tenants du capitalisme profitent des temps de crises (guerres, attentat, crises économique...) pour réduire toujours plus l'humain à un simple outil de production, à réduire ses libertés et augmenter ses bénéfices financiers.

Jeudi 28 août 2008 à 18:38

"La liberté, c'est l'esclavage"

Si le Christ ou tous les sages avaient été entendus,

nous n'en serions pas là


Le fichage en France tisse sa toile toujours plus large, big brother veille sur nous. J'entendais J. Attali il y a peu prédire sur la chaîne parlementaire qu'un jour viendra où notre pensée même pourra être connue et contrôlée. Déjà des expériences prometteuses sont réalisées sur des singes qui réussissent à contrôler le curseur de la souris sur l'écran par la pensée via des électrodes posées sur leur crâne; vivement demain...
 En plus du fichier Cristina (même fichier qu'Edvige avec l'ajout de nos proches et de nos relations mais classé "secret défense"), du fichier Ardoise (pour la police et la gendarmerie: orientation sexuelles, politiques, syndicales et religieuses, SDF le cas échéant) voici le fichier Edvige.

Le fichier EDVIGE recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne d'au moins 13ans « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » seront également notés des renseignement concernant nos orientations sexuelles et notre état de santé.
Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité seront fichées.

Et comme je constate, en lisant des commentaires sur d'autres blogs, que certains croient toujours que le système veille pour notre bien, je rappelle juste deux chiffres tirés d'une étude de l'ONU :

# 10% des 500 milliards des dépenses publicitaires annuelles suffiraient pour régler 50% des problèmes de la faim dans le monde

# les dépenses annuelles pour l'armement dépassent, elles, les 1000 milliards!

Ces chiffres démentent tous ces politiques qui nous scandent qu'il n'y a pas d'argent pour guérir le monde de la misère sociale.

Un être qui mange à sa faim ne fait pas la guerre. Si la misère n'existait pas, les arguments pour défendre la production et l'acquisition d'armes s' effondreraient. Mais, tout comme la famine, la guerre  enrichi  les spéculateurs financiers  et ses valets. Mieux vaut pour eux nous faire vivre dans la peur de l'autre, le chacun pour soi que le partage et la paix dans le monde. Les drapeaux nationaux devraient tous disparaître et les JO se transformer en Journée Noire pour faire le deuil des morts pour rien, des morts pour le capital, des victimes de l'égoïsme humain.



Lundi 18 août 2008 à 18:02

"A Paris,les hommes et leurs échafaudages me le cachaient; je voyais ici les herbes et les nuages tels qu'il les avait arrachés au chaos, et ils portaient sa marque. Plus je collais à la terre, plus je m'approchais de lui, et chaque promenade était un acte d'adoration. Sa souveraineté ne m'ôtait pas la mienne. Il connaissait toutes les choses à sa façon, c'est à dire absolument : mais il me semblait que, d'une certaine manière, il avait besoin de mes yeux pour que les arbres aient des couleurs.La brûlure du soleil, la fraîcheur de la rosée, comment un pur esprit les eût-il éprouvées, sinon à travers mon corps? ... Privée de ma présence, la création glissait dans un obscure sommeil; en l'éveillant, j'accomplissais le plus sacré de mes devoirs, alors que les adultes, indifférents, trahissaient les desseins de Dieu. ...

Même si la faim me tenaillait, même si j'étais fatiguée de lire et de ruminer, je répugnais à réintégrer ma carcasse et à rentrer dans l'espace fermé, dans le temps sclérosé des adultes."

Extrait tiré de l'autobiographie de Simone de Beauvoir
 "Mémoires d'une jeune fille rangée"

Jeudi 29 mai 2008 à 14:03

La France, après les grandes luttes sociales desquelles nous devons la majorité de nos acquis sociaux, est désormais le pays le moins syndiqué dans le monde (5 à 7% principalement dans les grandes société et la fonction publique).
Certains accusent la peur des représailles patronales mais cela ne suffit pas pour expliquer ce chiffre misérable.

Le responsable principal de ce désengagement des salariés serait plutôt le manque de combativité des syndicats qui se fonctionnarisent et se bâillonnent dans la corruption.

"Tout le monde n'est pas corrompu mais tout le monde est au courant"

L'obligation de se syndiquer serait-il la solution?

Extraits du livre

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